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  • Le fonds

Auteurs : Jean-Loïc Nicolazo, Jean-Luc Redaud
Editeurs : Éditions Johanet
Nombres de page : 376
Prix public : 55 €
Date de parution : 2007


Cet ouvrage consacré aux agences de l’eau a le gros mérite de présenter une vision d’ensemble de la politique de l’eau en France en proposant plusieurs entrées sur le sujet :
- le contexte : international (de Stockholm 1972 à Mexico 2006 en passant par Rio et Kyoto 2002), communautaire (notamment le nouvel élan donné par la Directive cadre sur l’eau de 2000) et national ;
- les priorités actuelles concernant les différents usages de l’eau (industrie, agriculture, eau potable) et les ressources correspondantes, ainsi que la préservation des milieux aquatiques. Il apparaît que les agences de l’eau sont impliquées dans la quasi totalité des champs de la gestion de l’eau, à l’exception des eaux de ruissellement et des inondations ;
- les acteurs : État, collectivités territoriales (commune, département, région), établissements publics territoriaux de bassin (EPTB, offices de l’eau des DOM), membres de la société civile (compagnies concessionnaires, associations…), organismes de bassin : agences de l’eau, dont le statut d’EPA a été maintenu dans la loi de 2006, comités de bassin ;
- le fonctionnement des agences de l’eau : redevances et programmes d’intervention.

Par ces différentes entrées, les auteurs permettent au lecteur d’avoir une vision de l’évolution de la réglementation (de la loi de 1964 à celle de 2006), du rôle des différents acteurs impliqués et des modalités d’intervention de chacun.

Quelques chiffres permettent également de fixer les idées :
- plus de 11 000 km de cours d’eau ;
- dominante des prélèvements en eau de surface (85%), mais 56% de l’alimentation en eau potable venant des eaux souterraines ;
- 2 millions d’hectares de zones humides (50% de ce qui existait il y a 30 ans) ;
- 9 000 contrats de délégation (sociétés concessionnaires) dont 500-600 remis en appel d’offre chaque année (96% reconduits, moins de 1% revenant en régie) ;
- distribution de l’eau : 85% privé, 15% public ; assainissement : 45% privé et 55% public ;
- prix de vente de l’eau variant entre 2 et 3,5 euros/m3 ;
- inondations : 8 000 communes, plus de 20 000 km² et 4,5 millions d’habitants concernés.

En annexe, beaucoup d’information de grande valeur d’usage, notamment les textes réglementaires applicables aux compétences des communes, les lignes de programmes des interventions des agences de l’eau, les sites internet et un dictionnaire des sigles.

Malgré les efforts accomplis depuis 1964, date de création des agences financières de bassin devenues par la suite agences de l’eau et la mise en place d’outils (SDAGE et SAGE depuis la loi de 1992, en révision 1995-2009 ; programmes sur 6 ans d’intervention des agences, 9ème : 2007-2012…), de gros efforts restent à faire pour mettre une eau de qualité à la portée de tous (loi de 2006), avancer fortement dans la solution des problèmes de pollution agricole (nitrates, produits phytosanitaires), rendre l’assainissement plus exhaustif et plus performant, tendre vers le bon état écologique des eaux à l’horizon 2015 (directive européenne), mettre en place un observatoire national de l’eau que l’ONEMA (Office national de l’eau et des milieux aquatiques) a maintenant pour mission de bâtir.

On ne peut que recommander la lecture de ce livre et, peut-être surtout de l’utiliser comme ouvrage de référence pour s’informer sur tel ou tel aspect de la politique de l’eau en France.

La Rédaction

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