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  • Le fonds

Auteurs : Éric Gilli
Editeurs : Dunod
Nombres de page : 246
Prix public : 29 €
Date de parution : 2011

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Cet ouvrage aborde la karstologie au travers de 21 chapitres qui vont des connaissances fondamentales jusqu’à l’aménagement et au tourisme. On notera que 4 chapitres sont consacrés aux généralités (définitions, histoire, roches carbonatées et dissolution du calcaire), 6 aux composantes et aux types de karst, ainsi qu’à la spéléologie, et 4 aux aquifères. Le reste se partage entre aménagement, tourisme, ressources (2 chapitres), paléoenvironnements, géochimie et mécanique des roches, paléontologie, préhistoire et biologie.

Le mot karst est d’origine slovène et correspond à un ensemble géographique situé au nord de Trieste. Selon la discipline, le mot karst peut relever de différentes définitions. Les régions karstiques sont aujourd’hui bien identifiées à l’échelle mondiale, notamment en France, et le livre en fait une présentation. La notion de karst est connue depuis l’Antiquité, mais le développement de la spéléologie remonte à la 2ème moitié du XIXe siècle. Les roches à l’origine des phénomènes karstiques sont aujourd’hui bien connues et c’est la dissolution du calcaire qui est à l’origine de la majorité des formes karstiques. Sans oublier toutefois d’autres types de roches comme les évaporites ou les roches siliceuses qui conduisent à des modelés dénommés parakarsts.

Le karst a développé en surface des formes typiques, définies par une terminologie spécifique issue en partie de Slovénie : épikarst, lapiés, couloirs, dolines, poljes, vallées sèches, canyons, reculées émergences. Les reliefs différent selon le climat et l’on distingue les formes des régions tempérées et méditerranéennes, froides, tropicales, arides et semi-arides. En profondeur, les formes de l’endokarst sont aussi typiques et correspondent à des modelés de circulation des eaux, d’accumulation de produits transportés et de concrétionnement.

Les aquifères sont par définition souterrains. Dans le karst, leur étude est plus compliquée par l’accessibilité à l’information (acquisition des données) et les caractéristiques de leur fonctionnement. Les traçages sont un des outils privilégiés pour connaître les circuits d’écoulement en milieu karstique. Comme pour tous les aquifères, se posent les questions de gestion quantitative et qualitative des eaux et le choix des limites de périmètres de protection. Les karsts littoraux et sous-marins constituent un cas particulier en raison de leur interface avec les eaux salines. L’étude des karsts s’appuie sur de nombreuses techniques, notamment les datations, et permet de déboucher sur la reconstitution des paléoenvironnements, les paléoclimats, la paléosismicité, etc.

Sur le plan de la géologie appliquée, les karsts abritent des ressources importantes, métalliques (plomb-zinc, aluminium, fer), énergétiques (hydrocarbures), ou en minéraux industriels (phosphates). Un sous-sol karstique pose aussi des problèmes en géotechnique et en aménagement et nécessite très fréquemment des confortements. Il faut aussi souligner que les cavernes ont été des lieux d’habitat humain depuis des dizaines de milliers d’années et que les traces d’occupation animale et humaine ont donné lieu de longue date à de multiples études, sans oublier les espèces qui y habitent actuellement, extrêmophiles notamment. Nombre de cavernes et systèmes karstiques sont aussi des hauts-lieux de tourisme par la fascination qu’exerce le grand inconnu souterrain.

Au final, destiné en priorité aux enseignants et étudiants de niveau licence 3, master, capes et agrégation, cet ouvrage peut aussi intéresser un plus large public concerné par cette vue d’ensemble sur les systèmes karstiques, la compréhension de leur genèse et leur valeur d’usage.

La Rédaction

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