• Le fonds

La tarification progressive de l’eau potable

Auteurs : Henri Smets
Editeurs : Éditions Johanet
Nombres de page : 170
Prix public : 29 €
Date de parution : 2011

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Depuis 2010, la mise en place d’une tarification progressive de l’eau est autorisée par la loi française, ce qui peut conduire à pénaliser les gros consommateurs et, à l’inverse, proposer des tarifs réduits pour les personnes démunies. En tout état de cause, le choix d’une tarification progressive est avant tout politique.

Même s’il existe différents systèmes dans le monde, selon les pays (exemples : Belgique, Catalogne, Portugal, Italie, Iran, Inde… et France), une tarification progressive ne peut faire l’économie d’un tarif social ou équivalent. Le tarif progressif n’étant pas en mesure, selon l’auteur, de satisfaire les objectifs d’une tarification sociale sur la base d’une équité respectueuse des différents revenus et de la taille des ménages, il propose une tarification à trois tranches : 1) prix réduit, 2) prix normal et 3) prix renforcé. La majorité des usagers se retrouverait dans la tranche 2.

La taille de la tranche 1 est choisie de manière à ce que la consommation de la majorité des abonnés individuels soit supérieure au plafond de cette tranche. De même, le plafond de la tranche 2 ne sera dépassé que par une minorité d’abonnés domestiques. Le tarif renforcé de la tranche 3 est destiné, entre autres, à favoriser les économies d’eau.

Au-delà des discussions croissantes sur le statut de la production/distribution de l’eau (régie ou délégation), il paraît clair que, plus que jamais, la tarification sociale de l’eau est une nécessité et c’est ce à quoi cet ouvrage nous convie.

La Rédaction

Les météorites de France – Guide pratique

Auteurs : Pierre-Marie Pelé
Editeurs : BRGM Éditions – Hermann Éditeurs
Nombres de page : 336
Prix public : 41 €
Date de parution : 2005


Cet ouvrage est organisé en deux grandes parties : des généralités sur les météorites et un répertoire des météorites tombées en France. Le chapitre de généralités comporte notamment un intéressant développement sur l’histoire des météorites, une classification de celles-ci (chondrites, achondrites, mixtes et sidérites) et des commentaires sur la recherche des météorites, leur caractérisation et leur conservation. La loi ne parlant pas de la collecte des météorites, l’ouvrage propose quelques règles éthiques et des conseils pratiques, ainsi qu’un questionnaire : vous avez vu un météore dans le ciel ? Vous avez ramassé une roche qui vous paraît suspecte ?

La deuxième partie, qui constitue l’essentiel de l’ouvrage (plus de 250 p.), présente une liste, par ordre chronologique, des météorites tombées en France et une fiche signalétique sur chacune d’elles, soit au total 77 fiches, dont certaines particulièrement développées (Orgueil, Rochechouart, etc.). En dehors de celle de Rochechouart, chiffrée en milliards de tonnes, la plus grosse météorite trouvée en France est celle de Caille (06) avec 626 kg. Un chapitre présente plus succinctement les chutes de météorites (ou pseudo-météorites) peu documentées. L’ouvrage présente également une liste d’adresses et de sites internet, une bibliographie, un glossaire, un lexique franco-anglais et la fiche du collectionneur.

Chaque fiche, outre la nature de la météorite, sa localisation, la date de la chute et son poids, comporte tout ou partie des rubriques suivantes : En bref, Les faits précis, Récit historique, Localisation géographique (carte…), Analyse récente, Analyse ancienne, Distribution (des échantillons), Bibliographie et études.

Cet ouvrage s’adresse à une grande diversité de publics : collectionneurs, prospecteurs, historiens, étudiants, enseignants ou tout simplement des lecteurs curieux, bref à tous ceux qui s’intéressent aux météorites et à la diversité de travaux auxquelles elles ont donné lieu. Cet ouvrage, qui manquait dans le panorama français, est le bienvenu.

La Rédaction

Économie des déchets. Des préoccupations croissantes, de nouvelles règles, de nouveaux marchés

Auteurs : Gérard Bertolini
Editeurs : Éditions Technip
Nombres de page : 188
Prix public : 30 €
Date de parution : 2005


Cet ouvrage peut être considéré comme un manuel de base sur l’économie des déchets ; il ne traite donc pas de technique et de filières de traitement. L’accent est mis sur la notion de déchet, la place des politiques publiques et les acteurs de la filière. Une dernière partie est consacrée à la valorisation de divers matériaux et produits.

Longtemps négligés, les déchets sont devenus une préoccupation majeure, pour des raisons sanitaires et environnementales qui se sont traduites dans la réglementation et, par voie de conséquence, dans les coûts de traitement, élimination, valorisation. Le premier chapitre consacré aux outils d’analyse et à la théorie économique soulève la question de la recherche de l’optimum financier dans l’articulation entre récupération, recyclage et élimination. Les politiques publiques adoptées dans ce domaine, et plus particulièrement la place des instruments économiques, varient d’un pays à l’autre et le 2ème chapitre, tout en mettant l’accent sur la France, présente des éléments de comparaison pris dans divers pays. Un des gros intérêts de ce chapitre, qui met l’accent sur les ordures ménagères, est d’aborder aussi la question sous divers aspects à prendre en compte : prévention et précaution, récupération et recyclage, compostage et méthanisation, incinération, mise en décharge et stockage, principe de proximité.

Les marchés des déchets sont très importants puisque les quantités produites sont très élevées comme le montre l’exemple des ordures ménagères avec 1,1 kg/ha/j en Europe en 2000, un chiffre qui est presque du double pour l’Amérique du Nord, et on table sur des chiffres bien supérieurs à l’horizon 2050. Ces marchés impliquent des opérateurs publics et surtout privés, avec une organisation qui varie d’un pays à l’autre (7 pays présentés) et selon le type de déchet. Enfin, au chapitre de la valorisation, le cas de divers produits est examiné : métaux ferreux et non ferreux, papiers-cartons, verres, matières plastiques, équipements électriques et électroniques, textiles, caoutchoucs et pneus, valorisations en cimenteries.

Cet ouvrage s’adresse en priorité aux étudiants et aux professionnels, mais aussi au grand public averti qui y trouvera assurément matière à réflexion.

La rédaction

L’énergie, à quel prix ?

Auteurs : Étienne Amic, Gilles Darmois, Jean-Pierre Favennec
Editeurs : Éditions Technip
Nombres de page : 194
Prix public : 29 €
Date de parution : 2006


Le marché de l’énergie est un domaine très complexe car, au-delà de la spécificité des trois types d’énergie abordés dans ce livre (pétrole et produits pétroliers, gaz, électricité), il implique :
- des filières spécifiques de production, transport, distribution, impliquant une large diversité d’acteurs, des industriels aux spéculateurs ;
- un poids variable du coût des infrastructures (très élevé par exemple pour le transport du gaz ou celui de l’électricité) et la possibilité ou non de stockage ;
- une imbrication des marchés physiques et financiers, avec des contrats à échéances variables : spot, à terme physique, à terme financier, dérivé, de gré à gré, organisé.

Le grand mérite de ce livre est d’apporter des bases de compréhension d’un sujet difficile à destination d’un large public en abordant l’histoire, la situation actuelle et les perspectives pour le futur en matière de sécurité de la fourniture d’énergie, perspectives dans lesquelles pèseront notamment à terme le rythme de diminution de la production pétrolière et gazière, la pression sur les émissions de CO2 et la place du nucléaire dans la production d’électricité.

La Rédaction

Environnement et politiques locales : un nouveau défi ?

Auteurs : Régis Morvan
Editeurs : Éditions Johanet
Nombres de page : 202
Prix public : 46 €
Date de parution : 2006


L’impact des activités humaines sur l’environnement a suscité nombre de textes réglementaires dont l’auteur rappelle la chronologie. Les moyens mis en œuvre sont, malgré tout, insuffisants. Dans cet ouvrage, R. Morvan se focalise sur les instruments économiques et réglementaires et soulève la question de l’évaluation des politiques en matière d’environnement au travers de diverses approches comptables.

Il propose la mise en place d’une nouvelle grille d’évaluation comptable environnementale, ce qui implique de définir des nomenclatures environnementales adaptées qui puissent être transposées dans les comptes environnementaux des administrations publiques locales (APUL) et permettent une meilleure lisibilité des dépenses d’environnement au niveau des différentes collectivités : communes et groupements de communes, départements, régions. Pour changer la donne, il est proposé d’introduire des critères environnementaux dans les leviers fiscaux, les dotations et les subventions, de renforcer les bons niveaux d’intervention et la démocratie locale tout en assurant la coordination nécessaire.

Il propose également de remédier à la relative déficience du système d’information environnemental grâce à de nouveaux éléments d’analyse comptable : grilles annualisables, meilleure concertation entre comptables locaux et nationaux, mise en place de leviers fiscaux d’action transparents. Les améliorations passent aussi par une réelle mise en pratique générale du principe pollueur – payeur, parallèlement à des incitations financières de protection de l’environnement : meilleur affichage environnemental des dotations d’État, taxations et primes fiscales à la dépollution, utilisation plus judicieuse des subventions et des aides. Toutes ces actions doivent gagner en transparence et le civisme environnemental vraiment devenir l’affaire de chacun.

Tous les acteurs impliqués dans l’environnement trouveront matière à réflexion dans ce livre, notamment sur le plan de l’évaluation des politiques et des actions environnementales.

La rédaction

Un nouveau rôle pour les agences de l’eau

Auteurs : Bernard Kaczmarek
Editeurs : Éditions Johanet
Nombres de page : 235
Prix public : 48 €
Date de parution : 2006


Dans les années 60, une nouvelle politique de l’eau a été enclenchée avec la loi sur l’eau (1964) qui s’attaquait au problème de la qualité des eaux de surface. Cette loi est aussi celle de la mise en place des Agences financières de bassin qui deviendront ultérieurement Agences de l’eau et seront renforcées dans leur action après les Assises de l’eau (1990) et la nouvelle loi sur l’eau (1992). Au cours de toutes ces années, c’est surtout à travers l’environnement que se manifestera la présence de l’Europe ( eaux potables, eaux de baignade, mises sur le marché des produits phytosanitaires…).

La directive cadre du 22 décembre 2000 marquera fortement la politique européenne de l’eau, avec pour objectifs : la réduction des rejets de substances dangereuses, la réduction de la pollution des eaux souterraines et surtout un délai de 15 ans pour revenir à une bonne qualité des masses d’eau. Globalement, les Agences de l’eau ont nettement amélioré la situation en matière de pollutions industrielles ; les résultats sont plus mitigés en matière d’eaux résiduaires urbaines et surtout de pollutions diffuses agricoles. C’est tout cet historique que retrace l’ouvrage de B. Kazmarek, en expliquant la genèse et le contexte d’émergence des réglementations successives.

Ensuite, à des considérations critiques sur la directive européenne sur l’eau succède un chapitre de 13 propositions pour l’avenir qui concernent notamment les grands domaines d’action suivants :
- faire évoluer la directive cadre d’une vision contraignante vers un politique de développement en s’appuyant notamment sur les Agences de l’eau et mettre en place une nouvelle solidarité nationale ;
- rénover la structure globale recettes/dépenses des agences et la programmation des aides ;
- mieux délimiter les bassins hydrographiques et faire évoluer le rôle des comités de bassins ;
- transférer des moyens aux DIREN ou mettre en place un service centralisé de police de l’eau ;
- mettre en place une nouvelle approche du milieu agricole.

Avec les débats concernant la nouvelle loi sur l’eau, B. Kazmarek apporte non seulement des éclairages sur le passé et les relations entre politique nationale et politique européenne, mais également des propositions d’action pour l’avenir impliquant l’ensemble des partenaires de la politique de l’eau. Un ouvrage utile pour tous les acteurs concernés par la gestion de l’eau.

La rédaction