• Le fonds

Les eaux minérales et les eaux de source de France

Auteurs : Carte
Editeurs : BRGM
Nombres de page : Format 113 x 105 cm - Livrée roulée dans un tube
Prix public : 18 €
Date de parution : 2005


Il s’agit d’une carte à 1.1 000 000 qui donne la localisation des sites sur un fonds géologique simplifié (volcanisme, socle, Carbonifère, Trias, Jurassique, Crétacé, Tertiaire, Quaternaire, Alluvions). Ces sites sont distingués par nature (établissement thermal, unité d’embouteillage d’eau minérale, ou d’eau de source) et selon la physico-chimie de l’eau (anions et cations majeurs, températures, minéralisation totale, dégagement gazeux). Un cartouche renvoie à une documentation de base et une série de photos représentent quelques sites types. Une carte qui peut certes être affichée au mur, mais également donner lieu à des analyses régionales ou ponctuelles plus fines.

La rédaction

Les déchets nucléaires. Quel avenir ?

Auteurs : Stéphane Gin
Editeurs : Dunot
Nombres de page : 202
Prix public : 19 €
Date de parution : 2006


Ce sujet a été largement abordé dans les numéros récents de “Géologues” consacrés aux énergies et au développement durable (144, 145, 147, 148). Voilà une occasion pour les géologues - et tous les citoyens ! – intéressés par l’industrie nucléaire et ses conséquences environnementales de creuser le problème. D’autant que cet ouvrage se concentre sur les déchets à haute activité et vie longue (HAVL) et sur leur confinement dans le verre.

Les premiers chapitres (86 p.), assez courts, présentent la question et son contexte : l’atome et la radioactivité, et un point intéressant (14 p.) des connaissances sur les « effets de la radioactivité sur la santé » pour le chapitre 1 ; le cycle du combustible, la définition des déchets et leurs quantités prévues à l’horizon 2020, avec rappel historique en 2 ; les méthodes de traitement des déchets VL : bitumage, compactage, cimentation, avec un développement particulier pour la vitrification des déchets HA, dans le chapitre 3 ; enfin l’entreposage et le stockage géologique des déchets HA dans le chapitre 4.

Le chapitre 5 constitue le cœur du livre et traite longuement (73 p.) du « comportement à long terme des verres nucléaires : méthodes d’étude, caractérisation du verre R7T7, évolution du verre pendant la phase d’entreposage. La suite du chapitre traite longuement de l’évolution du verre en stockage géologique et de sa réaction avec l’eau à la lumière du comportement des verres naturels et archéologiques.

Les réflexions finales du chapitre 6 concernent « la difficile question du legs aux générations futures » et le choix qui devra être fait « en acceptant les risques ». Des risques, semble-t-il, limités puisque, dans un milieu adéquat, « nous pouvons (selon l’auteur) affirmer que plusieurs millions d’années seront nécessaires pour que l’eau transforme les colis de verre R7T7 en gel et autres minéraux ».

Un style agréable et, en fin d’ouvrage, un glossaire, 4 annexes et un index éclairant la lecture. Comme le dit Robert Guillaumont dans la préface, on comprend « la radioactivité, d’où vient le danger, quels sont les risques et quels sont les moyens de confiner cette radioactivité pour se prémunir de ses effets ». Curieux, cependant, que dans cette préface la recherche d’un site de stockage en couches géologiques soit attribuée au CEA et que l’Andra soit si peu citée, notamment à propos du chapitre 4.

Michel Bornuat

L’exploitation ancienne des roches dans le Calvados. Histoire et archéologie

Auteurs : Col. sous la dir. Guy San Juan et Jack Maneuvrier
Editeurs : Conseil Général du Calvados
Nombres de page : 447
Prix public : / €
Date de parution : 1999


Cet ouvrage n’est pas récent mais son ampleur, sa diversité et la qualité de sa présentation justifient cette note de lecture. Environ 35 auteurs ont participé à la cinquantaine d’articles abondamment illustrés qui le constituent. Ceux-ci sont regroupés sous trois chapitres : « Roches et extraction », « Roches et architecture » et enfin « Roches et artisanat ».

La première partie débute par une assez longue introduction géologique (33 p.) sous forme de trois articles consacrés à la géologie et aux roches du sous-sol anté-quaternaire, à la géologie du Quaternaire et aux roches de surface, puis aux carrières contemporaines. On y découvre déjà les grands traits de la géologie du Calvados et la grande variété des roches exploitées, avec encore actuellement 9 types de roches dans plus de 40 carrières. La partie historique et archéologique de ce premier chapitre (95 p.) traite en 12 articles de l’extraction du silex, du calcaire – la fameuse « Pierre de Caen » -, des marnes pour l’agriculture, des granites, des ardoises, des grès de May pour pavés, des argiles pour tuileries, mais aussi du fer du synclinal de Saint-Rémy et du charbon de Littry. De l’archéologie et de l’histoire minières donc, du Néolithique à nos jours.

Le deuxième chapitre (149 p.) est aussi introduit par trois articles « roches et construction » au Néolithique, puis de l’époque gallo-romaine au haut Moyen Age et enfin de l’époque médiévale au XXe siècle. On retrouve ce découpage dans les 14 articles qui suivent : menhirs et tombes, matériaux des voies antiques, demeures et fours à chaux des gallo-romains (Vieux, Touffreville, entre autres) et utilisation, plus tard, du silex (pays d’Auge), du travertin, du torchis… On passe avec plaisir des villas romaines aux églises et beaux manoirs à colombages.

Le troisième chapitre (145 p.) s’éloigne un peu de la géologie puisqu’il traite surtout des artisans et des objets fabriqués : haches polies, objets en bronze, bracelets de pierre, statues, sarcophages, meules de granite, tuiles, briques, poterie et céramique, pavés, etc. Mais on y revient rapidement en fin de chapitre avec « Les verreries du pays d’Auge au XVIIe siècle » et « La production de sel sur le littoral au Moyen Age ».

Cet ouvrage, édité par le Service départemental d’archéologie du Calvados, est à recommander à tous les géologues intéressés par les nombreuses utilisations, au cours des âges, de roches très diverses. La qualité de sa présentation et les nombreuses photos, cartes et croquis d’une part, la concision des articles d’autre part, en rendent la lecture très agréable.

Michel Bornuat

Cartes sur les séismes en France

Auteurs : BRGM
Editeurs : BRGM
Nombres de page : cartes
Prix public : / €
Date de parution : 2004 & 2005


Deux cartes sur les séismes en France, publiées par le BRGM
- Principaux épicentres depuis 1 000 ans, 2004.
- Intensités maximales depuis 1000 ans, 2005.

Les épicentres sont classés selon 6 niveaux d’intensité (IV à X) en distinguant ceux dont la localisation est fiable et ceux dont la localisation est incertaine. Un tableau décrit les effets perceptibles pour chaque niveau d’intensité. Deux cartes sont présentées, respectivement pour la France métropolitaine (au 1.2 000 000 et pour les Antilles françaises (au 1.1 850 000). Plusieurs cartouches complètent utilement ces cartes :
- un petit texte introductif sur l’histoire des séismes ressentis en France ;
- deux schémas sur les mouvements de l’écorce terrestre, respectivement dans la zone euro-méditerranéenne et dans la zone Caraïbes ;
- deux tableaux sur les séismes les mieux connus d’intensité supérieure à VII. En France métropolitaine, les séismes recensés vont de 1356 à 1980. Dans les Antilles françaises, les séismes pris en compte s’étalent entre 1702 et 1945.

Deux cartes également (France métropolitaine et Antilles françaises) et aux mêmes échelles que pour les précédentes pour les intensités. On retrouve ici un petit texte introductif sur l’échelle d’intensité des séismes, les deux mêmes canevas sur les mouvements de l’écorce terrestre et une échelle macrosismique d’intensité (version simplifiée), du degré I au degré XII.
Deux documents très parlants pour tous ceux qui s’intéressent aux séismes, professionnels et simples citoyens.

Pour en savoir plus, voir les sites internet :
www.prim.net
www.sisfrance.net
www.sisfrancenet/antilles

La Rédaction

La mine de tungstène de Puy-les-Vignes à Saint-Léonard de Noblat

Auteurs : Bernard Mouthier
Editeurs : Connaissance et sauvegarde de Saint-Léonard
Nombres de page : 248 + 18 photos annexes
Prix public : 25 €
Date de parution : 2005


La saga de l’exploitation minière de Puy-les-Vignes, un site situé à 15 km environ à l’est de Limoges, est très représentative du passé minier français, avec ses changements de propriétaire, ses longues phases d’arrêt, ses périodes fastes et moins fastes. Elle est aussi représentative de l’histoire de nombreuses petites mines à l’étranger, puisque tout le monde est soumis à la même règle principale, les cours mondiaux des métaux.

L’ouvrage de Bernard Mouthier présente un grand intérêt à un triple titre : il témoigne de l’évolution des idées sur la genèse du gisement et de sa place dans le type périgranitique (pipe de quartz bréchique à filons de wolframite) ; il raconte une histoire minière à multiples rebondissements depuis la fin du XIXe siècle ; enfin, c’est un témoignage de grande importance sur la vie locale. Au chapitre des « anecdotes » historiques, on relèvera le refus de l’administration, pendant plusieurs années de la fin du XIXe siècle, d’octroyer des concessions sous le prétexte que le wolfram n’a pas d’usage en France, alors qu’il est déjà employé dans d’autres pays industriels.

Cette malheureuse mine de Puy-les-Vignes n’a finalement pas eu de chance. D’abord une période allemande qui ne durera que deux ans (1884-86) suivie d’un sommeil de près de 20 ans. Ensuite, chaque relance d’activité suivie, peu après, par une guerre mondiale ; d’abord avec l’industriel Paul Girod au début des années 1900, puis avec Edgar Brandt en 1937 qui s’associera avec Dong Trieu (Charbonnage du Tonkin) en 1939. Après la libération, et malgré l’embauche d’un géologue (Maurice Weppe) en 1950, la mine ne parviendra pas à s’établir durablement en dépit d’une production notable (2 701 t de wolfram entre 1939 et 1957) et avec un personnel qui a atteint 300 personnes en 1949. L’exploitation ferme définitivement en 1957 et le site est arrêté en 1967. La période qui suit est celle de l’après-mine : mise en sécurité et surveillance du site, ainsi qu’une tâche qui est tout à l’honneur de l’association « Connaissance et sauvegarde de Saint-Léonard », la préservation des archives, sans laquelle ce livre n’aurait probablement pas pu voir le jour. L’ouvrage se termine par un chapitre sur la gestion minière, l’occasion pour l’auteur d’exprimer des vues plus personnelles sur cette longue histoire.

À la lecture de ce livre, on ne peut que souhaiter que d’autres patients bénédictins se sentent motivés pour partir à l’exploration historique de gisements français en attendant que des temps meilleurs permettent un jour, qui sait, une relance de l’activité minière française.

La Rédaction

Géosciences et Santé

Auteurs : BRGM
Editeurs : La revue du BRGM pour une Terre durable, n°5
Nombres de page : 116
Prix public : Gratuit en téléchargement €
Date de parution : mars 2007


Ce 5ème numéro de Géosciences propose d’aborder les questions de santé individuelle et publique dans leurs rapports avec les géosciences, présentées sous divers aspects :
- les matières premières avec l’exemple des produits pharmaceutiques (24 éléments mentionnés parmi les alcalis, les alcalinoterreux, les métaux, etc.) ;
- des substances noscives dans l’air ou l’eau : radon, amiante, plomb, mercure, fluor ;
- des sites pollués ;
- de l’eau potable et de l’eau thermale ;
- des risques liés aux déchets ménagers.

La liste n’est pas limitative mais l’échantillonnage de sujets proposés permet un aperçu d’ensemble de la question et surtout de la problématique posée par les divers sujets. Noblesse oblige, les géosciences sont largement à l’honneur et en sous-ensemble ce que fait le BRGM dans ces domaines, mais le point de vue des spécialistes de la santé est également présenté, encore que l’on aurait aimé voir ce point de vue plus développé et quantifié quant à l’ampleur des risques et des protections.

Un exemple pour illustrer les présentations proposées, le radon. Le contexte géologique est évidemment déterminant sur le plan de la source du radon. Mais l’article aborde aussi les mesures de protection dans les maisons et notamment le système de dépressurisation des sols pour éviter que le radon ne pénètre dans la maison. Un tel système est-il l’exception ou certains pays l’ont-ils largement mis en place ? Vient ensuite le risque sanitaire (cancer du poumon) qui, comme l’ont montré les études épidiémologiques, existe même pour les domaines de faible exposition rencontrés dans les habitations. Ces études soulignent également que le risque augmente avec la quantité de radon inhalée pendant les 25 ans précédant la maladie. Il fait également plus que s’additionner au risque lié au tabac. Selon une étude de l’Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), entre 5 et 13% des décès liés au cancer seraient attribuables à l’exposition domestique au radon.

Ce n’est pas la première fois que le BRGM et ses partenaires se penchent sur le thème « Géologie et santé », puisque, notamment, un colloque avait même été organisé il y a une quinzaine d’années sur ce sujet. Depuis, les diagnostics et les études se sont multipliés et ce numéro vient à point nommé pour proposer un aperçu de l’état des connaissances.

La Rédaction