• Le fonds

Du delta du Rhône à la rade de Toulon. Guide géonautique. Initiation aux paysages et à la géologie

Auteurs : Georges Bronner
Editeurs : Editions Jeanne Laffitte
Nombres de page : 56 pages et une carte annexe à 1/250 000
Prix public : 23 €
Date de parution : 2006

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Cet ouvrage vient à la suite d’un premier guide géonautique « De la rade d’Hyères à l’Esterel », publié en 2004, aux mêmes éditions, à l’initiative du parc national de Port-Cros. Dans ces guides, Georges Bronner assure la rédaction du texte, la réalisation de l’essentiel des aquarelles et la mise en scène. Ces guides s’adressent aux visiteurs terrestres et plaisanciers.

Le guide ne se réduit pas à un découpage géographique (Invitation au voyage) en quatre secteurs (limités d’Ouest en Est par l’Estaque, Cassis, La Ciotat et le cap Sicié), repris dans une grande coupe de la Camargue à la presqu’île de Giens, mais propose aussi un voyage au fil du temps, une approche par la diversité des côtes, roches et fossiles et une entrée par les roches et les hommes.

Le voyage au fil du temps s’étale sur 250 Ma et est jalonné par de grands évènements matérialisés par des cartes et coupes très pédagogiques. On retrouve ce type de documents dans l’Invitation au voyage, agrémentés par de grandes vues panoramiques des paysages traversés, dans lesquelles le promeneur peut suivre son propre cheminement. L’approche par sites est l’occasion de présenter les principaux types de roches rencontrés, de montrer les fossiles les plus fréquents et d’élargir la perspective par deux petites présentations, respectivement des dinosaures de Provence et des grandes extinctions. Enfin, dans le chapitre consacré aux roches et aux hommes, on trouve une présentation de la pierre de construction, des différents marbres régionaux (plaques polies) et de l’extraction du sel. L’ouvrage se termine en mettant l’accent sur la fragilité de la ligne de rivage, les impacts dus à l’homme, espèce à risque, et l’action du Conservatoire du littoral (et des rivages lacustres), ainsi que celle de la Fondation d’entreprise Total pour la préservation de la diversité marine, deux organismes qui ont apporté leur appui à ce guide. À noter aussi la présence d’un glossaire et d’une liste bibliographique. La carte à 1/250 000 est une carte géologique, qui mentionne les sites du Conservatoire du Littoral (23) et, au verso, des suggestions géonautiques concernant des sites et des roches remarquables.

Cet ouvrage se regarde et se lit assis à terre devant un paysage magnifique, à bord de son bateau qui défile lentement devant les côtes, ou tout simplement dans son salon à contempler les aquarelles, à méditer sur les coupes proposées ou à lire les textes, courts et pédagogiques.

Destiné à un large public de promeneurs, cet ouvrage est aussi de nature à intéresser les amateurs, voire les professionnels de géologie qui ne manqueront pas d’exercer leur œil critique sur les coupes et les interprétations proposées.

La rédaction.

Hydrologie des écosystèmes marins. Paramètres et analyses

Auteurs : Alain Aminot et Roger Kérouel
Editeurs : Éditions Ifremer
Nombres de page : 336
Prix public : 30 €
Date de parution : 2004

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Cet ouvrage est un manuel, essentiellement consacré à la mesure des grands types de paramètres qui concernent les eaux marines côtières. Il débute par une introduction sur l’hydrologie marine, les travaux à la mer et les méthodes de prélèvement. L’hydrologie marine diffère de l’hydrologie terrestre principalement par deux critères : l’effet du déplacement des masses d’eau et la salinité du milieu. Les mesures sont faites directement à la sonde, ou sur des échantillons d’eau prélevés dans le milieu et ramenés au laboratoire. Ces mesures concernent trois grands types de paramètres :
- les caractéristiques physicochimiques majeures des eaux : température, salinité, éléments majeurs, oxygène dissous, pH, turbidité ;
- le matériel particulaire : matières en suspension, chlorophylle a et phéopigments, carbone, azote et phosphore organiques particulaires ;
- les nutriments minéraux dissous : nitrite, nitrate, ammonium, phosphate, silicate.

Pour chaque type de mesure, il est proposé une description générale de la méthode, le domaine d’application, le matériel requis, les conditions d’échantillonnage et de conservation des échantillons (pour les mesures impliquant un échantillonnage), le mode opératoire, le calcul et l’expression des résultats, des problèmes spécifiques, l’assurance qualité. Les annexes concernent respectivement les unités et symboles d’unités, la masse volumique de l’eau de mer, la composition de l’eau de mer, la préparation de matériaux de référence pour les nutriments, un glossaire de termes de l’environnement.

Cet ouvrage s’adresse à des spécialistes de la mesure dans les eaux, au premier chef ceux qui s’occupent d’eaux marines, mais également ceux qui travaillent sur les eaux continentales et les interfaces avec le milieu marin (biseaux salés, estuaires…) et qui trouveront matière à information et à comparaisons dans cet ouvrage.

La rédaction.

Géologie du Languedoc-Roussillon

Auteurs : Jean-Claude Bousquet
Editeurs : Les Presses du Languedoc - Brgm Éditions
Nombres de page : 142
Prix public : 25 €
Date de parution : 2006

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Il s’agit de la 2ème édition revue et complétée d’un ouvrage, dont la 1ère édition remonte à 1997. Le contenu traduit un réel souci de pédagogie et d’accessibilité à un large public d’informations géologiques à caractère général mais qui s’appuient sur des sites du Languedoc-Roussillon. Les deux chapitres de la 1ère partie sont, en effet, intégralement dédiés à ce type d’approche.

Les roches témoignent d’un environnement de dépôt, ce que l’auteur décrit de façon imagée comme le ballet des mers et des continents. Sont ainsi abordés les fossiles et la fossilisation, les figures sédimentaires (fentes de dessiccation, figures de courant, stratifications obliques), les roches et fossiles d’anciennes mers et d’anciens continents et enfin une approche intégratrice : des successions de roches à lire. Suite logique de cette présentation, les roches sont aussi les témoins des mouvements de l’écorce terrestre : fracturations et plis, métamorphisme, magmatisme.

La première partie ayant donné des outils d’approche au lecteur et au promeneur, la deuxième partie correspond à une reconstitution de l’évolution régionale selon trois tranches de temps successives sur 600 Ma : l’histoire hercynienne, l’histoire alpine et l’histoire méditerranéenne. Cette 2ème partie est plus classique pour un ouvrage régional, mais le souci de l’auteur, au-delà des commentaires généraux, est également de proposer des sites où les phénomènes qu’il décrit sont visibles : plissements et granites hercyniens, paysages du Carbonifère et « ruffes » permiennes, témoignages sédimentaires et tectoniques de l’histoire alpine, sédiments, fossiles et volcans de la période méditerranéenne.

La 3ème partie porte sur la période récente et est intitulée « Une touche de sculpture ». Il s’agit, en effet, de présenter les différentes manifestations de l’érosion et les différents paysages qui en résultent : empreintes glaciaires, paysage calcaire et phénomènes karstiques, paysage granitique, glissements de terrain, impact des crues, littoral.

L’ensemble de l’ouvrage est accompagné de figures claires et pédagogiques et de photos qui soulignent la spécificité des sites. Une carte géologique est proposée en début d’ouvrage et, à la fin, une carte de localisation des principaux sites géologiques.

Tous les publics peuvent se retrouver dans ce document : étudiants, enseignants, scolaires, amateurs, grand public, ainsi que les curieux du Languedoc-Roussillon qui trouveront plaisir à voir expliqués de façon simple les lieux qu’ils connaissent. Cet ouvrage est une belle démonstration d’un effort de pédagogie et de vulgarisation à la portée d’un large public.

La rédaction.

Atlas thématique de l’environnement marin de la baie de Douarnenez

Auteurs : Claude Augris Coord.
Editeurs :
Nombres de page : 10 cartes à 1/25 000. Livret de 136 pages
Prix public : 70 €
Date de parution : 2005

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Cet atlas vient à la suite de sept autres publications cartographiques concernant divers secteurs côtiers de la Manche, du Nord – Pas-de-Calais à la baie de Saint-Brieuc. Il est le résultat d’un programme de cartographie systématique, réalisé entre 2000 et 2003 et portant sur la géologie et la biologie de la baie. Les cartes suivantes ont ainsi été produites :
- mosaïque d’images acoustiques ;
- géologie ;
- morpho-bathymétrie du substratum rocheux et de la baie (2 cartes) ;
- morphologie du substratum rocheux et de la baie (2 cartes) ;
- épaisseur des sédiments meubles ;
- formations superficielles ;
- peuplements benthiques subtidaux ;
- ressource halieutique.

Le livret, outre une présentation générale de la baie et des travaux réalisés, propose des éclairages sur la géologie du substratum, le remplissage sédimentaire meuble, la morphologie des fonds, les peuplements benthiques subtidaux, la végétation algale non fixée (pas de carte) et les activités halieutiques.

L’usage de cet atlas est évident pour tous les acteurs (aménageurs, décideurs, chercheurs…) impliqués dans des activités concernant la baie de Douarnenez. En outre, l’éventail des documents proposés fournit d’utiles références à tous ceux qui se préoccupent de l’évolution du littoral et des comparaisons entre sites.

La rédaction.

Evolution morpho-sédimentaire du domaine littoral et marin de la Seine-Maritime

Auteurs : Augris C., Coord.
Editeurs : Brgm Éditions
Nombres de page : 160
Prix public : 30 €
Date de parution : 2004



Note de lecture

Ce document concerne principalement le littoral entre Dieppe et Le Tréport, secteur d’aménagements portuaires (Dieppe, Le Tréport) et industriels (centrales EDF de Paluel et Penly) importants et qui a donné lieu à des campagnes de suivi par l’Ifremer depuis 1988. Le présent document traduit donc les résultats de 12 ans de travaux dans un secteur côtier d’une vingtaine de kilomètres d’extension sur les 130 km que compte la Côte d’albâtre. La cartographie du secteur a été assurée par mesures au sondeur bathymétrique et au sonar à balayage latéral, ainsi que par prélèvements d’échantillons du fond à la benne. Les données recueillies ont été mises en forme dans une base d’information géographique.

L’examen des données sur la période 1988-2000 souligne les résultats suivants :
- morphologie irrégulière du substrat crayeux ;
- développement de la couverture sableuse qui a augmenté d’environ 10 points en 12 ans (72% en 2000) et extension significative des mégarides ;
- épaisseur faible de sédiments à l’Ouest (< 1 m), plus importante à l’Est ;
- impact important sur le transit sédimentaire des établissements portuaires de Dieppe et du Tréport, ainsi que de la centrale EDF de Penly : piégeage des vases, blocage du cheminement des galets vers le NE, piégeage des sables à l’Ouest des digues occidentales. Le transit général des sédiments se fait du SW vers le NE, par prédominance du flot de NE et influence de la houle ;
- faiblesse des apports sableux venant de l’Ouest qui tend, sur le moyen terme, à entraîner l’érosion des sédiments fins situés sur l’est du secteur ;
- rôle de l’abrupt de bas d’estran qui a tendance à réduire considérablement les apports de sables sur l’estran et piège les matériaux les plus grossiers.

Par ailleurs l’étude des falaises de Seine-Maritime, par missions aériennes sur 30-40 années, souligne un recul des falaises de l’ordre de 21 cm par an, variable selon la lithologie et la présence d’obstacles naturels (éboulements) ou anthropiques. La production de galets, issue de l’érosion des falaises, est estimée à environ 110 000 m3 par an.

Ce document, qui fournit également des résultats détaillés par secteur, constitue un outil de travail majeur pour les projets d’aménagement ou d’utilisation du fond marin. Il alerte aussi les acteurs du littoral et le grand public concerné sur les problèmes environnementaux actuels du littoral.

La rédaction.

Actes du colloque "Les peurs de notre temps"

Auteurs : Collectif
Editeurs : Presses universitaires de France
Nombres de page : 226
Prix public : 10 €
Date de parution : 2006


Il s’agit du 6ème colloque annuel organisé par l’Académie européenne interdisciplinaire des sciences Nice – Côte d’Azur. Les précédents portaient sur les thèmes suivants : De la cellule à l’homme : des morts programmées (2002), L’erreur (2003), Actualité de l’humanisme (2004), Science et jeunesse (2004), La science en mouvement (2005). Les dates entre parenthèses correspondent aux dates de publication aux Presses universitaires de France.

Le souci d’éclectisme et de pluridisciplinarité de l’Académie se manifeste non seulement dans la diversité des sujets des colloques, mais aussi dans la variété des approches sur un sujet donné. Et c’est bien le cas pour le colloque « Les peurs de notre temps » dans lequel, outre des aspects généraux (consensus, précaution…), diverses thématiques sont abordées (nucléaire, agriculture, médecine, technique…). Que l’on soit ou non spécialiste du domaine, tous les sujets traités le sont de façon accessible et débouchent sur des considérations relevant de problèmes de société.

Ainsi, on relèvera la distinction faite par le Préfet Pierre Breuil entre peurs fondées (catastrophes naturelles, auxquelles on répond par la chaîne médicale et l’intervention d’urgence) et peurs infondées comme la mondialisation qui devrait être source, non de peur mais de stimulation. Pour le professeur René Dars, nombre de peurs naissent d’un consensus d’opinions non scientifiques et il cite à titre d’exemples le destin de Giordano Bruno et l’échec de la dérive des continents. Il s’avère bien qu’un esprit novateur est le plus souvent minoritaire. Guy Darcourt, professeur psychiatre, reviendra sur le thème de l’évaluation des risques, qui peut donner lieu à divergence selon les tempéraments des individus, les intérêts personnels et les idéologies. Il retient que même si le consensus peut constituer une solution face à cette diversité d’appréciation, le plus souvent, les choix de société sont faits par ceux qui ont le pouvoir et qui ne sont pas nécessairement les plus avisés. En témoigne, par exemple, l’inscription du principe de précaution dans la Constitution.

La présentation de Jean Aubouin « Risques, peurs et précautions » aborde les deux grands types de risques, naturels et anthropiques. Pour les premiers, il s’agit de les assumer et de les prévenir (définition, prévention, suivi et alerte, aménagement). Les seconds mettent en cause la science et le progrès et, sur ce point, J. Aubouin prend nettement position : il faut assumer les risques liés aux OGM (nourriture et croissance démographique), - une conclusion que reprendra Patrice Crossa-Raynaud dans sa présentation -, et ceux associés au nucléaire (aux citoyens et aux politiques d’en interdire les usages néfastes), et placer à leur juste place ceux associés aux changements climatiques, considérés comme idéologiques. Sur ce dernier point, certes le géologue est bien placé pour voir à quel point les climats ont évolué dans le passé, mais limiter l’explication en prenant le seul exemple des variations du niveau marin paraît un peu restrictif face à l’augmentation massive et reconnue des gaz à effet de serre depuis un siècle et demi. Et puis, une belle conclusion à méditer, c’est le principe de risque et non le principe de précaution qui a guidé les progrès de l’humanité. On peut rapprocher cette conclusion de la présentation de Girolama Ramunni, professeur au CNAM, sur le thème de « La peur est source d’innovations ».

Pierre Mandrillon, au terme d’un exposé sur le nucléaire, plus technique que celui des orateurs précédents, conclut de façon sage que le nucléaire apportera sa part à la production mondiale d’énergie, sans en constituer la panacée. Vient ensuite la médecine avec les trois types de peurs détaillées par le docteur Vincent Dor : peur de la ou des maladies, peur de la médecine, peurs des médecins eux-mêmes. Il conclut en insistant sur la dérive pharmaceutique actuelle qui conduit à mettre au point, à grands frais, des molécules soit disant nouvelles ou novatrices, avec des études comparatives menées par les laboratoires eux-mêmes, avec les risques d’être juge et partie. Enfin, deux réflexions plus philosophiques pour terminer, celle de Michel Terestchenko sur « La maîtrise de la technique ? » qui ne se limite pas à n’être qu’un moyen mais constitue un certain rapport au monde, et celle du Père Vincent-Paul Toccoli proposant de ne pas avoir peur et insistant sur le développement spirituel.

Nous conclurons pour souligner à quel point ce petit livre, qui ne vaut que 10 euros, est riche d’enseignements et de questionnements sur le fonctionnement de nos sociétés et les perspectives pour l’avenir, au sein desquels les sciences de la Terre sont bien présentes.

La rédaction.