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Dossier Sommaires et éditos des dossiers

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pdf Géochronique 108, Décembre 2008 - Les géologues français outre-mer

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Géochronique 108, Décembre 2008 - Les géologues français outre-mer
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Un numéro récent de Géochronique (n°101, mars 2007) a été consacré à une évocation de la géologie française au XXe siècle. La priorité y avait été donnée à l'évolution des principales disciplines des sciences de la Terre. Certains lecteurs ont pu déplorer alors que l'activité des géologues français outre-mer avait été totalement passée sous silence. Les contraintes éditoriales nous avaient en effet contraints à scinder ce dossier...... dont la seconde partie est enfin présentée ici.

Par l'intermédiaire de ces brefs récits historiques, nous avons voulu montrer qu'à travers la diversité des pays concernés, une même langue et des traditions de recherche communes ont constitué une communauté géologique francophone. En effet, on a assisté, au cours d'une période de transition, au remplacement progressif des géologues venus de France par leurs successeurs issus des élites nationales, souvent formés dans notre pays. Une certaine continuité s'est ainsi établie, fondée sur une langue et des méthodes communes.

On remarquera que les périodes concernées par les différents articles diffèrent d'un pays à l'autre car nous n'avons pas voulu empiéter sur une période récente qui appartient légitimement à l'histoire de chacun des États devenus indépendants. Ainsi, pour ceux dont l'émancipation remonte aux années 60, les évocations s'arrêtent approximativement à cette date alors qu'elles se poursuivent jusqu'aux années récentes dans le cas des départements et des territoires d'outre-mer.

Ce dossier montre qu'en quelques décennies, les géologues français accomplirent une œuvre considérable en Afrique où ils ont exploré un vaste espace englobant le Maghreb, le Sahara et la majeure partie de l'Afrique subsaharienne, jusqu'au fleuve Congo. Cet engagement des géologues français outre-mer fut pour l'essentiel la conséquence directe de la colonisation. Si l'on excepte l'Algérie dont, à l'exception du sud, la conquête se déroula pour l'essentiel de 1830 à 1850, c'est généralement au cours de la dernière décennie du XIXe siècle que furent conquis la plupart des États de l'Afrique subsaharienne. Enfin, ce n'est qu'en 1912 que le protectorat français fut imposé au Maroc, parachevant ainsi la mainmise française sur une partie importante de l'Afrique.

Pour les États européens industrialisés, ces vastes territoires, dont le patrimoine géologique était resté pratiquement vierge jusqu'alors, offraient de remarquables perspectives en matière d'exploitation de ressources minérales et de réserves potentielles de combustibles fossiles. C'est ce qui motiva la création d'organismes de recherche et de prospection minière dont l'intitulé exprimait parfois sans ambages la finalité, comme, par exemple, lorsqu'on créait un Service des mines, dont dépendait l'étude géologique des territoires.

Il faut toutefois reconnaître que la volonté de développer l'activité minière dans l'ancien empire colonial eut, en contrepartie, un effet positif sur la connaissance géologique de ces territoires car, pour parfaire l'inventaire minier, il fallait inévitablement approfondir leur étude géologique comme en témoigne un grand nombre de mémoires – parfois soutenus en thèse par leurs auteurs – et de cartes géologiques. Ainsi, les pays nouvellement indépendants purent bénéficier d'une documentation géologique relativement développée. On peut toutefois regretter que la France ait généralement attendu l'indépendance des pays de l'Union française pour assurer enfin la formation d'élites locales capables de se substituer aux géologues français.


J. GAUDANT

 
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pdf Géochronique 107, Septembre 2008 - Regards sur... Géoparcs, Transpyrénéenne, Séisme du Sichuan

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Géochronique 107, Septembre 2008 - Regards sur... Géoparcs, Transpyrénéenne, Séisme du Sichuan

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  • Géoparcs
  • Route géologique Transpyrénéenne
  • Quand les poissons fossiles...
  • Le séisme du Sichuan
  • Le Roc-aux-Sorciers

 

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pdf Géochronique 106, Juin 2008 - La Fluorine

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Géochronique 106, Juin 2008 - La Fluorine
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Parmi les minéraux communs appréciés du grand public, la fluorine ou fluorite (fluorure de calcium naturel) semble en passe de prendre la première place, supplantant déjà les agates et le cristal de roche et concurrençant l'améthyste. Fragile, n'étant ni une pierre semi-précieuse ni une pierre dure, elle prend néanmoins un joli poli et son extraordinaire gamme de couleurs est très prisée des amateurs de bijoux relativement bon marché et de figurines.

Sur le marché des spécimens minéralogiques, la demande des collectionneurs adeptes du commerce en ligne est telle que le plus grand site Internet de vente aux enchères, reconnu comme véritable phénomène de société, a enregistré les noms fluorine et fluorite dans les 6 mots clés de minéraux de son moteur de recherche.

Les musées et connaisseurs privés se disputent les groupes de cristaux les plus gros et les plus esthétiques pour plusieurs milliers d'euros. Ceux de France, qu'ils soient bleus comme dans le Tarn et le Puy-de-Dôme ou roses comme dans le massif du Mont Blanc, sont mondialement réputés.

Seul minerai de fluor, la fluorine est en outre recherchée par les industries chimique et métallurgique sous l'appellation commerciale de spath fluor. La France a eu la chance d'en posséder des gisements importants à l'échelle mondiale (des World class deposits) mais la dernière mine a été fermée en 2006. Malgré des réserves encore notables, nul ne sait s'il existe une chance pour que l'industrie du spath fluor renaisse en France. Pour consoler les nostalgiques, Géochronique fait dans ce dossier le point sur tout ce qu'il faut savoir de ce minéral fascinant : minéralogie, géologie, panorama français, utilisations et marché, environnement et santé, sans oublier quelques aspects inusuels qui feront sourire les sceptiques, ainsi que des informations sur les sites touristiques à ne pas manquer.

J. FÉRAUD
 
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pdf Géochronique 105, Mars 2008 - La chaîne varisque

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Géochronique 105, Mars 2008 - La chaîne varisque
105La chaîne varisque, ou hercynienne, constitue « l'épine dorsale » du continent européen dont l'architecture détaillée et les modalités d'édification restent largement débattues. Aucun colloque consacré à cet orogène ne s'était tenu en France depuis près de vingt ans. En septembre 2007, une réunion spécialisée, dédiée à l'œuvre scientifique de Philippe Matte, co-organisée par le BRGM et les universités de Nice, Orléans et Strasbourg et patronnée par les Sociétés géologiques de France et de Tchéquie, l'Académie des Sciences et le ministère de l'Enseignement supérieur, a rassemblé à Orléans de nombreux participants venant de la plupart des pays européens, de Russie, de Chine et des USA. Ce dossier vient compléter la réunion d'Orléans en s'adressant au plus grand nombre de nos collègues désireux de connaître l'évolution des idées sur la chaîne varisque française. Il ne s'agit pas ici de présenter de façon exhaustive la géologie antépermienne de la France mais d'apporter des informations nouvelles ou de proposer des interprétations plus synthétiques sur cet orogène.

Il est assez bien admis que la chaîne varisque résulte de l'ouverture puis de la fermeture d'espaces océaniques séparant les continents Gondwana et Laurussia et plusieurs microcontinents intermédiaires. À la fin du Paléozoïque, cette chaîne formait probablement un relief aussi impressionnant que l'actuelle chaîne himalayenne. Cependant la localisation précise des sutures, l'identification des contacts tectoniques importants, l'âge des événements ou les reconstitutions géodynamiques demeurent des points encore très controversés. Cette diversité d'opinions se reflète dans les contributions exposant les points de vue des paléobiogéographes, des paléomagnéticiens ou des tectoniciens. La diversité de la chaîne varisque en France et dans les régions environnantes est bien illustrée par les articles sur l'avant¬pays septentrional ardennais et sur les domaines « internes » métamorphiques du Massif central ou du Massif armoricain. Les corrélations entre ce segment principal de la chaîne et sa branche méridionale demeurent délicates à cause de l'importance des événements mésozoïques et cénozoïques. De même, le socle caché sous le bassin de Paris, accessible ponctuellement par des forages ou indirectement par des méthodes géophysiques renferme une complexité encore mal comprise. Quelques pistes sont suggérées ici. Depuis plusieurs années, la connaissance de ce substratum a progressé en particulier grâce à l'avancement du programme de cartographie au 1/50 000e piloté par le BRGM et aussi par l'acquisition de nouvelles données en magmatologie, en thermobarométrie métamorphique et surtout en géochronologie. La chaîne varisque représente également un champ expérimental de première importance pour tester les nouveaux outils d'imagerie et de modélisation numérique 3D des socles qui seront certainement appelés à prendre de plus en plus d'importance dans les années à venir.

Enfin, n'oublions pas que la chaîne varisque est une région très diversifiée en métaux et qu'elle renferme de nombreux gisements économiques. Même si la demande globale en matières premières et énergétiques connaît un essor spectaculaire, il est sans doute peu probable d'y découvrir de nouveaux gisements de classe mondiale, mais les gîtes minéraux varisques, souvent exemplaires, peuvent fournir des modèles conceptuels très utiles pour la prospection.

Ce rapide tour d'horizon fait également apparaître le besoin de renforcer les études géologiques de la lithosphère continentale et tout particulièrement celle du continent européen par des approches pluridisciplinaires associant la géologie de terrain aux outils les plus modernes de la géophysique et de la géochimie. Il est donc fondamental de poursuivre les recherches académiques et appliquées de cet objet fédérateur pour la géologie européenne afin de laisser aux générations futures une connaissance de l'espace souterrain lui permettant d'exploiter de façon raisonnée et de protéger ses ressources naturelles et son cadre de vie.

M. FAURE, J.M. LARDEAUX, P. ROSSI
 
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pdf Géochronique 104, Décembre 2007 - Matière organique

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Géochronique 104, Décembre 2007 - Matière organique

104La matière organique est un constituant banal quoique mineur de l'Univers. Composant des êtres vivants, elle est, une fois « morte », ubiquiste dans les eaux, les sols, les sédiments récents ou anciens. La matière organique est, par sa nature et sa réactivité, un constituant « géologique » tout à fait singulier et pourtant familier. Elle baigne notre quotidien puisque près de 80 % des ressources énergétiques consommées actuellement par l'humanité sont des combustibles fossiles carbonés. Elle est aussi porteuse d'informations sur les environnements et la vie passés, sur les transformations que subissent les sédiments et enfin elle participe à de nombreux cycles, échanges et transferts qui caractérisent l'activité de notre planète. La matière organique est également au coeur de nombreuses questions de société en tant qu'acteur majeur du cycle du carbone.


Le champ qu'occupe la matière organique « géologique » dans les domaines académiques et appliqués est ainsi extrêmement vaste. Aussi nous a-t-il fallu faire des choix et restreindre la palette des sujets abordés. Ce dossier est donc loin d'être exhaustif puisque le cycle du carbone et les combustibles fossiles carbonés n'y sont pratiquement pas abordés. Certains pourront le regretter mais qu'il nous permettent de rappeler que Géochronique, dès sa parution (n°1 en 1982), a régulièrement fait le point sur les charbons et les pétroles. Par exemple, les hydrocarbures ont fait l'objet de dossiers spéciaux dans les numéros 79 et 87, en 2001 et 2003. Les tourbières ont été largement présentées dans le n° 71 de 1999.

C'est la volonté de présenter d'autres aspects organiques qui ont donc présidé au choix du thème et à l'aspect de « miscellanées organiques » que nous vous invitons à découvrir maintenant. Nous partirons de la matière organique des sols, pour nous intéresser ensuite aux processus de fossilisation des matières organiques terrestres et aquatiques avant d'examiner l'intérêt des marqueurs organiques dans la reconstitution des paléoclimats et des paléoenvironnements.

Nous manierons ensuite les outils de la chimie pour aider la matière organique à retrouver ses origines. Nous fermerons ce dossier en voyant comment elle peut servir de marqueur pour suivre l'évolution thermique des bassins sédimentaires.

F. Baudin
 
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pdf Géochronique 103, Septembre 2007 - Regards sur... Géosciences marines, inclusions vitreuses, diamants

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Géochronique 103, Septembre 2007 - Regards sur... Géosciences marines, inclusions vitreuses, diamants
  • Géosciences marines en France

  • Inclusions vitreuses et volcanisme etnéen
  • Diamants de culture
  • Année internationale de la Planète Terre

 

 
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pdf Géochronique 102, Juin 2007 - Le plomb

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Géochronique 102, Juin 2007 - Le plomb


102Métal de Saturne, le dieu qui dévorait ses propres enfants, métal gris des alchimistes qui ont longtemps rêvé de lui faire acquérir le brillant incomparable de l'or, le plomb a aujourd'hui bien mauvaise réputation. Son utilisation est de plus en plus réduite dans les pays industrialisés en raison des risques qu'il peut représenter pour la santé.


Et pourtant, par bien des côtés, il reste un métal fascinant, ce fils de l'uranium qui nous a permis de connaître l'âge de la Terre. Utilisé par l'homme depuis près de dix millénaires, ses qualités ont été mises à profit très tôt dans de multiples usages quotidiens, comme l'ont montré les travaux des archéologues.

Dans la nature, il s'allie à de nombreux métaux pour donner une gamme étendue de minéraux mineurs ou accessoires dans les paragenèses des gisements de métaux de base. Mais seul son unique sulfure, la galène, a une réelle importance pour le mineur qui, autrefois, l'exploitait parfois dans le seul but d'en extraire l'argent.

C'est aussi un métal que l'on rencontre rarement seul ou dominant dans les gisements. Il est en effet habituellement le compagnon (co-produit) d'autres métaux, principalement le zinc, de telle sorte que l'expression gisements plombo-zincifères caractérise le mieux les gisements qui fournissent l'essentiel du plomb.

Ses utilisations et son économie ont beaucoup changé durant les deux dernières décennies. Banni dans de nombreux domaines d'application, notamment dans celui des transports, avec l'essor de l'essence sans plomb, il reste cependant encore très utilisé dans les pays émergents ou en développement, en particulier pour la fabrication des accumulateurs. La forte croissance du marché automobile dans ces pays a en effet fortement soutenu la demande de ce métal et favorisé une importante hausse des cours durant les toutes dernières années.

En France, les pollutions au plomb (souvent très anciennes) dues à l'activité humaine sont une des préoccupations de la puissance publique qui, sous la pression de la législation européenne, a entrepris un recensement des milieux et des sites pollués. Si la pollution de l'air par les activités de transport a été pratiquement éliminée, il reste beaucoup à faire pour remédier à la pollution de l'eau et des sols dans l'emprise des sites industriels abandonnés.
 
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pdf Géochronique 101, mars 2007 - De la Géologie aux Géosciences

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101
Ce dossier est destiné à compléter celui, consacré à l'Essor de la Géologie française, que
Géochronique a publié en décembre 2003, dans son n°88. Celui-ci porte sur le XXe siècle qui a été principalement marqué par la révolution scientifique qu'a constitué, au cours des années 60, l'émergence de la théorie de "l'expansion des fonds océaniques", couronnée peu après par celle de la "tectonique des plaques". Comme chacun sait, cette révolution, qui a fondamentalement rénové notre conception de l'histoire et de la structure de notre planète, a été rendue possible par la mise en œuvre de techniques nouvelles issues des sciences physico-chimiques.

Pour la première fois, une théorie de la Terre, à laquelle adhère aujourd'hui la quasi-totalité des géologues, fut ainsi proposée avec succès. Elle avait certes été précédée, un demi-siècle plus tôt par la théorie de la "dérive des continents", proposée par Alfred Wegener qui, faute d'en donner une explication crédible, ne convainquit qu'une faible minorité de géologues.

L'introduction des méthodes physico-chimiques dans l'étude de la Terre eut pour effet de produire, au cours de la seconde moitié du siècle, une mutation profonde dans la manière de pratiquer la géologie. L'utilisation d'équipements lourds modifia en effet radicalement la façon d'étudier notre planète. Là où, précédemment, la recherche était une activité individuelle, conduite le plus souvent dans le cadre d'un laboratoire universitaire, un changement d'échelle se révéla indispensable pour financer l'acquisition des appareillages nécessaires et pour fédérer les équipes de recherche.

C'est alors que l'intervention du CNRS se révéla décisive à travers une stratégie de programmes fondés sur la réalisation d'objectifs communs. C'est ainsi que naquirent en 1963 les Recherches coopératives sur Programme (RCP), puis, en 1966, les Laboratoires associés (LA), destinés à soutenir des laboratoires universitaires auxquels un label d'excellence était ainsi accordé. À titre d'exemples, bénéficièrent alors de cette reconnaissance le laboratoire de géochronologie que dirigeait Maurice Roques (1911-1997) à Clermont-Ferrand et le centre de recherches géodynamiques de Louis Glangeaud (1903-1986) à Paris. Tous deux contribuèrent alors à la modernisation de la recherche. En 1971, furent ensuite créées les Actions thématiques programmées (ATP). Avec la fondation en 1967 d'un Institut national pour l'Astronomie et la Géophysique (INAG), la géophysique se trouva bientôt placée au centre des priorités du CNRS. Cela permit aux géophysiciens français de lancer un important programme pluridisciplinaire de recherches sur l'Himalaya et le Tibet et d'entreprendre l'Étude continentale et océanique par Réflexion et Réfraction sismiques (ECORS). Ultérieurement, en 1985, la mutation de l'INAG en un Institut national des Sciences de l'Univers (INSU) dont la compétence englobe l'ensemble des sciences de la Terre, assura à la géophysique une position prééminente au sein de celles-ci. Ainsi, en un quart de siècle, s'est produit un profond changement de la façon de concevoir les recherches géologiques. Il entraîna l'éclatement d'une science quelque peu hétérogène connue sous le nom de "géologie" en un agrégat de disciplines auquel on appliqua tout d'abord la dénomination de "sciences de la Terre", puis celle de "géosciences".

Les quelques pages que Géochronique consacre à ce sujet sont loin de rendre compte de toutes les évolutions des sciences de la Terre au cours d'un siècle fécond en découvertes. On remarquera notamment que l'œuvre considérable réalisée hors de France par les géologues français a été totalement passée sous silence.

J. GAUDANT

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pdf Géochronique 100, décembre 2006 - Les Mondes Planétaires

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Géochronique 100


C’est à un voyage exceptionnel dans le système solaire que ce dossier du numéro 100 de Géochronique convie ses lecteurs :

- exceptionnel parce que tous les mondes planétaires – les planètes et leurs satellites – les plus intrigants sont visités ;

- exceptionnel car il “oublie” notre Terre au profit des autres corps de la banlieue solaire, l’évoquant simplement au passage de la sonde Mariner 10 il y a plus de 30 ans comme une belle planète bleue porteuse de vie accompagnée de son gros satellite, la Lune ;

- exceptionnel aussi car il fait le point le plus actuel possible sur les connaissances acquises par les sondes spatiales en activité ;

- exceptionnel enfin du fait de la qualité des contributeurs, tous scientifiques français engagés dans les programmes de recherche des grandes agences spatiales internationales, l’ESA et la NASA principalement.

A-t-on vraiment et volontairement oublié la Terre ? Certainement non si l’on excepte son extrême particularité de posséder une biosphère abritant la vie. Si, par contre, on la regarde du point de vue du géologue, on cherche à mieux la comprendre en s’appuyant sur ce que nous apprennent les autres mondes planétaires :

- la dynamique récente ou actuelle de Vénus et de Io, le satellite de Jupiter le plus proche de sa planète, nous montre la diversité de l’activité volcanique et tectonique d’un corps planétaire ;

- les planètes Vénus, Mars et Titan, le gros satellite de Saturne, possèdent une atmosphère ; elles ouvrent des pistes pour mieux appréhender l’effet de serre ou pour tenter de comprendre l’environnement prébiotique de la Terre primitive ;

- certains gros satellites glacés de Jupiter abritent, ou ont abrité, des océans sous l’épaisse banquise qui les recouvre, à la manière du lac Antarctique sous glaciaire de Vostok ;

- Mercure, Mars et de nombreux satellites, à la surface criblée de cratères d’impact, nous rappellent que la Terre a elle aussi été intensément bombardée dans sa jeunesse par des planétoïdes ;

- Mars, la cible la plus explorée par des sondes en orbite – dont la sonde européenne Mars Express – ou par des robots mobiles – les deux rovers américains MER –, nous fournit les premiers éléments d’une géologie planétaire comparative, depuis les formes éoliennes actuelles jusqu’aux sédiments anciens qui sont des cibles privilégiées pour les recherches de traces de vie primitive extra-terrestre.

Bon voyage !

Jacques-Marie Bardintzeff, Nicolas Mangold, Pierre Soléty

 

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pdf Géochronique 099, Septembre 2006 - Regards sur... Forages profonds, Histoire de la géologie, Méga-lac Tchad, Mines de Trepca

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Geochronique 99 

- A propos des forages profonds
- Il y a 200 ans… l’École pratique des mines du Mont-Blanc
- L’histoire de la géologie fait partie intégrante des sciences
- Le méga-lac Tchad holocène révélé par télédétection
- Le musée minéralogique de Trepca (Kosovo) : un patrimoine à sauver

 

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