• Le fonds

de Lapparent A.F.(Le Mont-Dieu, Ardennes, 9 septembre 1905 - Paris, 28 février 1975)
Professeur de géologie à l’institut catholique de Paris (1932-1975)
Directeur de recherches au CNRS (1964-1975)
Prix Viquesnel, 1943
Correspondant de l’Académie des sciences, 1970

Président en 1960

Petit-fils d’Albert de Lapparent, l’abbé Albert-Félix de Lapparent vécut dans son village natal jusqu’à la Première Guerre mondiale. En 1914, sa famille se réfugia à Paris, puis à Cannes. Après son baccalauréat (1923), le jeune Albert entra au séminaire d’Issy-les-Moulineaux et fut ordonné prêtre en 1929.

En raison de la vacance de la chaire de géologie de l’institut catholique de Paris, due au départ en Chine de Pierre Teilhard de Chardin, on lui demanda de se former pour lui succéder. Après avoir obtenu en 1931 sa licence ès sciences, il commença son enseignement dès l’année suivante et entreprit la préparation d’une thèse consacrée à des Etudes géologiques dans les régions provençales et alpines entre le Var et la Durance, qu’il soutint en 1938. Cela lui valut d’entrer au CNRS en 1941 comme chargé de recherche.

L’abbé de Lapparent rédigea ensuite deux volumes d’Excursions géologiques dans le Bassin de Paris, qui furent publiés en 1942 et 1946, et dont une nouvelle version vit le jour en 1964.

Après la Libération, l’abbé de Lapparent reprit ses recherches en Provence. Il se rendit également en 1946 au Sahara, qui le fascina et où il multiplia les méharées, s’intéressant tout particulièrement au « Continental intercalaire ». Il y découvrit des restes de dinosaures, un groupe auquel il avait eu l’occasion de s’intéresser en préparant son mémoire sur Les Dinosauriens du Crétacé supérieur du Midi de la France (1947). Il n’est donc pas surprenant que Jean Piveteau lui ait demandé d’écrire en collaboration un très gros chapitre sur ces animaux pour le Traité de Paléontologie (1955).

Enfin, à partir de 1961 l’abbé de Lapparent se rendit en Afghanistan où il participa à d’importants programmes de recherches géologiques financées par le CNRS. Il en synthétisa les principaux résultats dans une Esquisse géologique de l’Afghanistan (1972).

J. GAUDANT