• Le fonds

Les cours d’eau et le droit

Auteurs : Philippe Marc
Editeurs : Editions Johanet
Nombres de page : 305
Prix public : 64 €
Date de parution : 2006


Il est rare que des ouvrages de ce type vous donnent l’impression, non de proposer des solutions toutes faites ou miraculeuses, mais simplement d’avoir fait le tour de la question. C’est pourtant le cas de cet ouvrage, bien que portant sur un sujet délicat et complexe, les cours d’eau. Sur ce thème, mal enraciné juridiquement (il n’y a pas de définition juridique des cours d’eau), coexistent voire s’affrontent deux visions de la question des cours d’eau.

La première vision relève du Code civil qui considère les cours d’eau comme des eaux courantes à usage réputé commun. Les cours d’eau sont des biens, appropriés pour satisfaire des usages d’intérêt public, des choses communes. Dans cette logique, on distingue les cours d’eau domaniaux (6 700 km), biens publics relevant du droit public, et les cours d’eau non domaniaux (275 000 km), qui sont des biens privés relevant du droit privé. Ce découpage est toutefois revisité par le droit de l’eau, notamment sous l’angle de la conservation de l’eau (libre écoulement, salubrité, sécurité publique…) relevant de la police des eaux et d’autres polices, et celui de la gestion des eaux qui s’appuie sur une approche de planification (SDAGE, SAGE) et une gestion participative.

Dans la deuxième vision, c’est la fonction des cours d’eau qui prime sur le statut civil. Cette vision s’appuie sur l’émergence et le renforcement du droit de l’environnement : appui sur des normes techniques, référence aux éléments naturels entourant l’homme (espaces, ressources, sites, paysages, faune, flore, etc., primauté des usages (milieu, consommation humaine…). Il en résulte que les cours d’eau, à défaut de bénéficier d’un statut juridique, sont devenus des objets à protéger, ce qui justifie des mesures administratives de prévention, la mobilisation de ressources financières (Agences de l’eau notamment), des approches de remédiation et de réparation.

Le statut protecteur de l’eau n’en est toutefois qu’à ses prémisses et l’objectif est non seulement de préserver des espaces sensibles mais aussi de les intégrer dans l’aménagement du territoire selon les trois dimensions : longitudinale, transversale (plaine alluviale…) et verticale (relations nappes - rivières). D’ores et déjà, on peut noter la multiplication des directives européennes (Habitats, Natura 2000, Eau…) et une prise en compte renforcée de la notion de bassin versant. La réglementation doit être conçue et gérée dans le cadre d’un bon équilibre entre les différents partenaires : État, Agences de l’eau, Collectivités, Établissements publics territoriaux de bassin (EPTB). Par ailleurs, les actions collectives doivent être régulées pour prendre en compte les principaux caractères d’usage des cours d’eau : espace de responsabilité et de gestion, composante du territoire, ressource et espace de production, milieu.

Bien plus qu’un bien ou une chose, le cours d’eau constitue un environnement, un espace différencié du territoire et qui mériterait un cadre juridique spécifique dans la ligne de ce qui a déjà été fait pour la Montagne ou le Littoral.

La Rédaction

Géologie. Bases pour l’ingénieur

Auteurs : Aurèle Parriaux
Editeurs : Presses polytechniques et universitaires romandes
Nombres de page : 517
Prix public : 82,5 €
Date de parution : 2006

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Ce livre est un manuel apportant une base très large de géologie à ceux qui se destinent à la géologie de l’ingénieur ; l’ouvrage débute d’ailleurs par une vue d’ensemble du partenariat géologie-ingénierie. Il convient toutefois de ne pas restreindre le public et on voit facilement un large éventail d’étudiants et d’ingénieurs se référer à cet ouvrage pour tel ou tel domaine de connaissance ou d’application de la géologie. L’ouvrage est complété par un cédérom d’animations et de corrigés de problèmes concernant bon nombre des chapitres.

Au fil des chapitres sont déclinés les divers domaines de la géologie, qu’il s’agisse de représenter l’espace et le temps, d’étudier la terre profonde (physique du globe), les minéraux des roches, les différents types de roche (magmatiques, sédimentaires continentales et océaniques, métamorphiques), sans oublier la tectonique et l’altération.

Une originalité de cet ouvrage est d’avoir traité aussi du cycle de l’eau : atmosphère et précipitations, sans oublier l’effet de serre, eaux de surface, eaux souterraines, mers et océans. Pour les eaux souterraines, l’ouvrage permet de se familiariser avec les bases de l’hydrodynamique, mais il aborde aussi les usages des eaux et leur gestion et surtout les problèmes d’eau rencontrés dans les ouvrages de génie civil.

Certes, il s’agit d’un ouvrage destiné à apporter des bases de géologie à l’ingénieur, mais on pourra regretter que l’auteur n’en ait pas profité pour consacrer un chapitre aux notions de base de géologie de l’ingénieur et de géotechnique, sans s’aventurer dans un niveau de détail qui aurait nécessité un ouvrage complet. Quoiqu’il en soit, cet ouvrage constitue un manuel de qualité auquel beaucoup pourront se référer.

La Rédaction.

Aquifères et eaux souterraines en France

Auteurs : Jean-Claude Roux (sous la dir. de)
Editeurs : Brgm Éditions
Nombres de page : 944 pages - 2 Tomes
Prix public : 195 €
Date de parution : 2006


Il y a longtemps que l’on attendait un tel monument sur les eaux souterraines en France et l’ouvrage lui-même a subi beaucoup de retards avant de finalement voir le jour. On doit beaucoup de reconnaissance au large éventail d’auteurs (80) qui ont contribué et à la ténacité du coordonnateur Jean-Claude Roux. Bien que cet ouvrage ne soit pas un manuel, il débute par des généralités sur les eaux souterraines et une présentation des différents types d’aquifères.

Viennent ensuite les chapitres régionaux, répartis en 11 ensembles : Massif armoricain, bassin de Paris, Flandres – Artois – Ardennes, Alsace – Vosges, Bassin aquitain, Pyrénées – Roussillon, Massif central, Jura, Alpes, Couloir rhodanien Provence-Languedoc, Corse et Dom-Tom. Certains chapitres régionaux comportent une partie géographique, une présentation géologique et une description des aquifères. Dans d’autres cas, le sujet est traité par sous-régions. Les Dom-Tom sont traités par territoire. Chaque chapitre comporte sa bibliographie propre.

À ces chapitres régionaux succèdent plusieurs chapitres généraux traitant de l’exploitation des eaux souterraines, des eaux thermales et minérales (avec sous-chapitre par région), de la géothermie et des stockages de gaz en aquifère. Les conclusions générales sont l’occasion d’insister sur la vulnérabilité des aquifères et les menaces de la pression anthropique sur la qualité. Viennent enfin une bibliographie générale, un glossaire, un répertoire d’abréviations –acronymes et sigles, et un répertoire de symboles.

Le grand intérêt de cet ouvrage est la diversité des publics auxquels il s’adresse. Bien que n’étant pas un manuel d’hydrogéologie, il apporte néanmoins des éclairages sur la discipline, les types d’aquifère et les problèmes d’exploitation d’eau. Ensuite, la présentation régionale permet à chacun de trouver des repères et des exemples dans la région qui l’intéresse, et les bibliographies par chapitre permettent d’aller plus loin. Étudiants, enseignants, professionnels, décideurs et grand public éclairé trouveront donc matière à information et réflexion dans cet ouvrage, la qualité de la présentation et de l’impression constituant également un facteur d’attractivité supplémentaire.

La rédaction.

Du delta du Rhône à la rade de Toulon. Guide géonautique. Initiation aux paysages et à la géologie

Auteurs : Georges Bronner
Editeurs : Editions Jeanne Laffitte
Nombres de page : 56 pages et une carte annexe à 1/250 000
Prix public : 23 €
Date de parution : 2006

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Cet ouvrage vient à la suite d’un premier guide géonautique « De la rade d’Hyères à l’Esterel », publié en 2004, aux mêmes éditions, à l’initiative du parc national de Port-Cros. Dans ces guides, Georges Bronner assure la rédaction du texte, la réalisation de l’essentiel des aquarelles et la mise en scène. Ces guides s’adressent aux visiteurs terrestres et plaisanciers.

Le guide ne se réduit pas à un découpage géographique (Invitation au voyage) en quatre secteurs (limités d’Ouest en Est par l’Estaque, Cassis, La Ciotat et le cap Sicié), repris dans une grande coupe de la Camargue à la presqu’île de Giens, mais propose aussi un voyage au fil du temps, une approche par la diversité des côtes, roches et fossiles et une entrée par les roches et les hommes.

Le voyage au fil du temps s’étale sur 250 Ma et est jalonné par de grands évènements matérialisés par des cartes et coupes très pédagogiques. On retrouve ce type de documents dans l’Invitation au voyage, agrémentés par de grandes vues panoramiques des paysages traversés, dans lesquelles le promeneur peut suivre son propre cheminement. L’approche par sites est l’occasion de présenter les principaux types de roches rencontrés, de montrer les fossiles les plus fréquents et d’élargir la perspective par deux petites présentations, respectivement des dinosaures de Provence et des grandes extinctions. Enfin, dans le chapitre consacré aux roches et aux hommes, on trouve une présentation de la pierre de construction, des différents marbres régionaux (plaques polies) et de l’extraction du sel. L’ouvrage se termine en mettant l’accent sur la fragilité de la ligne de rivage, les impacts dus à l’homme, espèce à risque, et l’action du Conservatoire du littoral (et des rivages lacustres), ainsi que celle de la Fondation d’entreprise Total pour la préservation de la diversité marine, deux organismes qui ont apporté leur appui à ce guide. À noter aussi la présence d’un glossaire et d’une liste bibliographique. La carte à 1/250 000 est une carte géologique, qui mentionne les sites du Conservatoire du Littoral (23) et, au verso, des suggestions géonautiques concernant des sites et des roches remarquables.

Cet ouvrage se regarde et se lit assis à terre devant un paysage magnifique, à bord de son bateau qui défile lentement devant les côtes, ou tout simplement dans son salon à contempler les aquarelles, à méditer sur les coupes proposées ou à lire les textes, courts et pédagogiques.

Destiné à un large public de promeneurs, cet ouvrage est aussi de nature à intéresser les amateurs, voire les professionnels de géologie qui ne manqueront pas d’exercer leur œil critique sur les coupes et les interprétations proposées.

La rédaction.

Hydrologie des écosystèmes marins. Paramètres et analyses

Auteurs : Alain Aminot et Roger Kérouel
Editeurs : Éditions Ifremer
Nombres de page : 336
Prix public : 30 €
Date de parution : 2004

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Cet ouvrage est un manuel, essentiellement consacré à la mesure des grands types de paramètres qui concernent les eaux marines côtières. Il débute par une introduction sur l’hydrologie marine, les travaux à la mer et les méthodes de prélèvement. L’hydrologie marine diffère de l’hydrologie terrestre principalement par deux critères : l’effet du déplacement des masses d’eau et la salinité du milieu. Les mesures sont faites directement à la sonde, ou sur des échantillons d’eau prélevés dans le milieu et ramenés au laboratoire. Ces mesures concernent trois grands types de paramètres :
- les caractéristiques physicochimiques majeures des eaux : température, salinité, éléments majeurs, oxygène dissous, pH, turbidité ;
- le matériel particulaire : matières en suspension, chlorophylle a et phéopigments, carbone, azote et phosphore organiques particulaires ;
- les nutriments minéraux dissous : nitrite, nitrate, ammonium, phosphate, silicate.

Pour chaque type de mesure, il est proposé une description générale de la méthode, le domaine d’application, le matériel requis, les conditions d’échantillonnage et de conservation des échantillons (pour les mesures impliquant un échantillonnage), le mode opératoire, le calcul et l’expression des résultats, des problèmes spécifiques, l’assurance qualité. Les annexes concernent respectivement les unités et symboles d’unités, la masse volumique de l’eau de mer, la composition de l’eau de mer, la préparation de matériaux de référence pour les nutriments, un glossaire de termes de l’environnement.

Cet ouvrage s’adresse à des spécialistes de la mesure dans les eaux, au premier chef ceux qui s’occupent d’eaux marines, mais également ceux qui travaillent sur les eaux continentales et les interfaces avec le milieu marin (biseaux salés, estuaires…) et qui trouveront matière à information et à comparaisons dans cet ouvrage.

La rédaction.

Géologie du Languedoc-Roussillon

Auteurs : Jean-Claude Bousquet
Editeurs : Les Presses du Languedoc - Brgm Éditions
Nombres de page : 142
Prix public : 25 €
Date de parution : 2006

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Il s’agit de la 2ème édition revue et complétée d’un ouvrage, dont la 1ère édition remonte à 1997. Le contenu traduit un réel souci de pédagogie et d’accessibilité à un large public d’informations géologiques à caractère général mais qui s’appuient sur des sites du Languedoc-Roussillon. Les deux chapitres de la 1ère partie sont, en effet, intégralement dédiés à ce type d’approche.

Les roches témoignent d’un environnement de dépôt, ce que l’auteur décrit de façon imagée comme le ballet des mers et des continents. Sont ainsi abordés les fossiles et la fossilisation, les figures sédimentaires (fentes de dessiccation, figures de courant, stratifications obliques), les roches et fossiles d’anciennes mers et d’anciens continents et enfin une approche intégratrice : des successions de roches à lire. Suite logique de cette présentation, les roches sont aussi les témoins des mouvements de l’écorce terrestre : fracturations et plis, métamorphisme, magmatisme.

La première partie ayant donné des outils d’approche au lecteur et au promeneur, la deuxième partie correspond à une reconstitution de l’évolution régionale selon trois tranches de temps successives sur 600 Ma : l’histoire hercynienne, l’histoire alpine et l’histoire méditerranéenne. Cette 2ème partie est plus classique pour un ouvrage régional, mais le souci de l’auteur, au-delà des commentaires généraux, est également de proposer des sites où les phénomènes qu’il décrit sont visibles : plissements et granites hercyniens, paysages du Carbonifère et « ruffes » permiennes, témoignages sédimentaires et tectoniques de l’histoire alpine, sédiments, fossiles et volcans de la période méditerranéenne.

La 3ème partie porte sur la période récente et est intitulée « Une touche de sculpture ». Il s’agit, en effet, de présenter les différentes manifestations de l’érosion et les différents paysages qui en résultent : empreintes glaciaires, paysage calcaire et phénomènes karstiques, paysage granitique, glissements de terrain, impact des crues, littoral.

L’ensemble de l’ouvrage est accompagné de figures claires et pédagogiques et de photos qui soulignent la spécificité des sites. Une carte géologique est proposée en début d’ouvrage et, à la fin, une carte de localisation des principaux sites géologiques.

Tous les publics peuvent se retrouver dans ce document : étudiants, enseignants, scolaires, amateurs, grand public, ainsi que les curieux du Languedoc-Roussillon qui trouveront plaisir à voir expliqués de façon simple les lieux qu’ils connaissent. Cet ouvrage est une belle démonstration d’un effort de pédagogie et de vulgarisation à la portée d’un large public.

La rédaction.

Atlas thématique de l’environnement marin de la baie de Douarnenez

Auteurs : Claude Augris Coord.
Editeurs :
Nombres de page : 10 cartes à 1/25 000. Livret de 136 pages
Prix public : 70 €
Date de parution : 2005

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Cet atlas vient à la suite de sept autres publications cartographiques concernant divers secteurs côtiers de la Manche, du Nord – Pas-de-Calais à la baie de Saint-Brieuc. Il est le résultat d’un programme de cartographie systématique, réalisé entre 2000 et 2003 et portant sur la géologie et la biologie de la baie. Les cartes suivantes ont ainsi été produites :
- mosaïque d’images acoustiques ;
- géologie ;
- morpho-bathymétrie du substratum rocheux et de la baie (2 cartes) ;
- morphologie du substratum rocheux et de la baie (2 cartes) ;
- épaisseur des sédiments meubles ;
- formations superficielles ;
- peuplements benthiques subtidaux ;
- ressource halieutique.

Le livret, outre une présentation générale de la baie et des travaux réalisés, propose des éclairages sur la géologie du substratum, le remplissage sédimentaire meuble, la morphologie des fonds, les peuplements benthiques subtidaux, la végétation algale non fixée (pas de carte) et les activités halieutiques.

L’usage de cet atlas est évident pour tous les acteurs (aménageurs, décideurs, chercheurs…) impliqués dans des activités concernant la baie de Douarnenez. En outre, l’éventail des documents proposés fournit d’utiles références à tous ceux qui se préoccupent de l’évolution du littoral et des comparaisons entre sites.

La rédaction.