• Le fonds

Une lecture géologique des paysages à la portée de tous. Névache – Haute vallée de la Clarée

 Auteurs : Jean-Louis Tane
Editeurs : Éditions du Queyras
Nombres de page : 96
Prix public : 9,90 €
Date de parution : 2011

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On ne peut que souhaiter la multiplication de ce type de petit ouvrage dans tous les secteurs qui se prêtent à la lecture des paysages, ce qui n’est pas l’apanage du seul massif alpin. En effet, ce petit guide s’appuie principalement sur des photos sur lesquelles les différentes composantes géologiques sont soulignées par une couleur qui rappelle la carte géologique et marquées par des numéros qui renvoient à une légende explicative.

Après un aperçu géologique, principalement consacré à l’évolution alpine et une introduction sur les principales roches rencontrées dans la haute vallée de la Clarée, 8 paysages sont présentés : Buffère, Chardonnet, Lac Rouge – Lac des Béraudes, Rochilles – Rochachille, Muandes – Cula – Ricou, Vallon, environs de Névache et Vallée étroite. Quelques pages sont consacrées aux anciennes mines (charbon, métaux) et carrières (marbre, gypse). L’ouvrage se termine par quelques suggestions de thématiques à regarder : couleur des lichens, liens entre roches filoniennes et encaissant, recherche d’éventuels plissements au sein des formations carbonifères, traces laissées par les anciens glaciers, et la présence d’un bloc énigmatique de gabbro.

Les promeneurs, qu’ils aient ou non des connaissances de géologie, pourront s’imprégner de la lecture géologique des paysages à l’aide du petit guide qui leur est proposé. Un regret, l’absence de carte dans le guide, permettant de situer les différents ensembles paysagers décrits. Une carte topographique annexe est donc indispensable pour s’y retrouver, surtout pour ceux auxquels les noms de pics, cols, lacs… ne sont pas familiers.

La Rédaction

 

Écrire les sciences de la Nature. Tout ce qu’il faut savoir pour rédiger mémoires, thèses & articles

Auteurs : Louis David

Editeurs : Vuibert, Société Géologique de France
Nombres de page : 218
Prix public : 15 €
Date de parution : 2011

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Ouvrage publié avec le concours de l’ARPPAM.

La première partie de cet ouvrage concerne l’écriture en français et englobe les questions de structure et de présentation du texte d’une part, la rédaction de l’autre. On pourrait considérer que ces aspects s’appliquent à tout type de rédaction. En fait, ils sont très orientés vers l’écriture scientifique, donc des écrits plutôt destinés à la communauté correspondante. C’est ainsi qu’on insiste sur le titre (précis et complet pour faciliter la caractérisation du document), la référence des auteurs (dans le titre et dans le texte), la construction des résumés (complément nécessaire au seul titre), les mots-clefs.

La rédaction s’appuie au premier chef sur un plan qui doit être simple, équilibré entre les parties, selon leur intérêt. Elle doit aussi éviter les imprécisions d’observations, la confusion entre les faits et les idées et l’excès de vocabulaire spécialisé, tout en portant une grande attention à la pertinence de la ponctuation. L’auteur précise également la façon de présenter les parties accessoires, les notes, les encadrés et les annexes (tables, index et références bibliographiques). La présentation de ces références peut varier selon qu’il s’agit d’un périodique ou d’un ouvrage, et selon les propres règles d’un éditeur.

Le lexique qui clôt cette première partie porte sur quelques usages ou pièges en français. Il est présenté par ordre alphabétique et peut s’appliquer à tout type de rédaction. C’est un condensé sélectif, en quelque sorte, du Dictionnaire Bordas des pièges et difficultés de la langue française ou du Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale. Quand on voit la diversité des pratiques dans l’usage actuel des majuscules, par exemple, on peut considérer que l’unanimité n’est pas encore pour demain.

La 2ème partie « Publier la science » suit le cheminement du processus d’élaboration du texte, de la préparation de l’illustration, de la publication et de l’édition. Sur tous ces champs, il est clair que le développement de l’informatique et surtout sa mise à disposition pour le plus grand nombre, facilitent la donne. Sur la préparation du texte, il est clairement distingué la responsabilité de l’auteur et celle de l’éditeur. L’illustration complète le texte et permet souvent de le réduire. L’auteur insiste sur les principes techniques et la spécificité de différentes catégories d’illustrations. Le chapitre sur la publication et l’édition est l’occasion de présenter les rôles respectifs de l’éditeur et de l’imprimeur (la composition éventuelle est considérée comme relevant de l’imprimeur, ce qui n’est pas nécessairement le cas), et d’évoquer la question de la diffusion, notamment de la langue de diffusion et la place de l’anglais… et du français. La 2ème partie s’achève sur un lexique de termes d’édition et d’informatique.

La 3ème partie est, plus encore que les autres, orientée vers la science puisqu’elle porte sur les vocabulaires scientifiques. On y trouve des éléments d’usages généraux (nombres, unités, notations) et des chapitres consacrés aux sciences de la Terre et aux sciences de la Vie. En sciences de la Terres, sont proposés des références générales et un lexique des difficultés, condensé sélectif du Dictionnaire de géologie publié chez Dunod. Le chapitre sur les sciences de la Vie est organisé selon la même logique. Il est complété par un chapitre sur la nomenclature en systématique biologique. Des annexes et un index complètent l’ouvrage.

Par son ampleur (218 p.) et la diversité des thèmes traités, on ne peut pas considérer cet ouvrage comme un aide-mémoire schématique simple. C’est beaucoup plus un ouvrage à consulter pour se remémorer des règles, éviter des écueils, faciliter la construction d’un texte et de son accompagnement. Sur certains aspects, clairement indiqués, c’est même un dictionnaire destiné à expliquer des termes ou éviter des erreurs. Cet ouvrage témoigne d’une longue expérience de l’écrit par son auteur et a incontestablement une grande valeur d’usage pour divers publics (étudiants, enseignants, chercheurs…). Il ne faut toutefois pas oublier que la sensibilisation à la science de diverses composantes de la société peut passer par des textes dont les règles de construction peuvent être sensiblement différentes. Le « client » a toujours raison.

La Rédaction