• Séances, réunions, journées parrainées ou organisées par la SGF

    Séances, réunions, journées parrainées ou organisées par la SGF

Calendrier des évènements SGF

Séances, réunions, journées : le calendrier des manifestations scientifiques

La Société géologique de France organise et parraine chaque année des réunions scientifiques & techniques. Elle  annonce également les manifestations scientifiques organisés par ses associations partenaires, celles des institutions internationales auxquelles elle est liée, ainsi que les réunions des associations avec lesquelles elle a signé un protocole d'accord :

    Réunion/séance spécialisée de la SGF
    Parrainé par la SGF
    Organisée par une institution nationale ou internationale
    Organisée par une association partenaire à la SGF
    Manifestation où la SGF sera présente

 

Tectonique active, séismes et aléa sismique : quelle contribution de la communauté des géologues du Quaternaire ?

Tectonique active, séismes et aléa sismique : quelle contribution de la communauté des géologues du Quaternaire ?
Date : 26/11/2019
Date de fin : 26/11/2019
Heure : 09:00 à 17:30
Réunion/séance spécialisée de la SGF
France
Tectonique active, séismes et aléa sismique : quelle contribution de la communauté des géologues du Quaternaire ?

Proposé par Stéphane Baize (IRSN) et Jean-François Ritz (Université de Montpellier)

Avec le soutien de Pierre Antoine (CNRS, Meudon)

 

Les séismes ont potentiellement un impact significatif sur les environnements naturels (rupture de failles, glissements de terrain, liquéfaction) et humain (bâtiments, infrastructures). Etudier les effets des séismes pour comprendre la machine tectonique et son fonctionnement, ou pour finalement en mitiger les conséquences sur l’environnement humain passe par la recherche, l’analyse et l’interprétation des événements les plus forts qui sont aussi les moins fréquents. Dans la plupart des régions, et en particulier dans les zones intraplaques comme l’Europe du Nord-Ouest, ils sont absents des catalogues sismiques historiques et instrumentaux : l’enjeu est de les étudier avec les seules « archives » suffisamment anciennes pour les avoir enregistrées, à savoir les formations superficielles ou les formes du relief qui en grande partie sont associées à la période Quaternaire.

Rechercher les traces des grands séismes passés et définir l’aléa sismique doit donc mettre en avant l’étude du Quaternaire. Les techniques et concepts d’étude des formations superficielles sont plus anciens que leur application à l’étude des failles actives et des « paléoséismes » dans la plupart des régions du monde (au plus tôt dans les années 1970 aux USA). Leur mise en œuvre, relativement récente dans les régions intraplaques, a permis dans les années récentes de développer largement la connaissance des sources potentielles de séismes. C’est le cas par exemple de l’étude paléosismologique en tranchée (e.g. Chardon et al., 2005 en France métropolitaine), la cartographie systématique des marqueurs de liquéfaction (e.g. comme dans les alluvions de l’Est des Etats Unis par Talwani & Schaffer, 2001) ou la caractérisation des « séismites » dans les séries lacustres en Europe par sismique-réflexion et forages (e.g. dans la région alpine : Beck, 2009). L’analyse pluri-disciplinaire des dépôts quaternaires permet aussi de distinguer les faux-amis, i.e. les processus non-tectoniques qui peuvent conduire à des déformations de surface (e.g. van Vliet Lanoë et al., 2018). Enfin, elle se fonde aussi sur des méthodologies terrain qui possèdent beaucoup de points communs avec celle des approches en « tranchées » pratiquées par les paléosismologues.

Les géologues du Quaternaire, en partageant leurs idées sur les questions de l’enregistrement des événements extrêmes, de leur quantification et de leur datation, ainsi qu’en proposant des pistes de recherche méthodologiques ou appliquées, permettront aux praticiens de l’aléa sismique d’améliorer leurs modèles sismotectoniques. Il reste des chantiers à investiguer, notamment autour des sites sensibles, et les données déjà existantes pourraient être recensées de façon systématique pour compléter la base de données naissante des failles en France (Jomard et al., 2017).

Cette journée AFEQ, consacrée à la tectonique active et à l’étude des paléoséismes, sera l’occasion de partager les connaissances et avancées les plus récentes dans ce domaine, avec une communauté élargie de géologues, géomorphologues et Quaternaristes.

 

Présentations invitées, de ~30’ avec discussion :

Matin

9H30-10H00 - Oona Scotti (IRSN) : la géologie des séismes et  l’aléa sismique

10h00-10H30 - Yann Klinger (IPGP) : la paléosismologie des grandes failles intraplaques

10h30-11H00 - Laurent Bollinger (CEA) : sismicité et paléosismicité du méga-chevauchement frontal himalayen

Pause-café et Posters : 30mn

11h30-12H00 - Magali Rizza (CEREGE) : méthodes de datations en néotectonique et paléosismicité

12H00 -12H30 - Mathieu Ferry (Montpellier): imagerie des failles et des déformations cosismiques

 

Après-midi

14h30-15H00 - Aurélie Hubert-Ferrari (U. Liège) : enregistrement lacustre des séismes continentaux

15h00-15H30 - Jean-Noël Proust (Rennes) : signal sédimentaire des grands séismes de subduction

Pause-café et Posters : 30mn

16h00-16H30 Pascal Bertran (U. Bordeaux) : déformations périglaciaires vs déformations tectoniques

Discussion générale 16h30-17h (ou 17H30 max)