• Le fonds

Dans ce cadre de cette exposition, les vitrines de la bibliothèque mettent en avant à la fois le matériel utilisé par les mineurs à l'époque mais aussi les fossiles découverts dans ses galeries. Une sélection d'anciens ouvrages vient illustrer les publications réalisées autour de cette thématique.

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Les 2 visuels ci-dessous accompagnent également cette exposition :

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La houille et les hommes

Louis Simonin, que Pierre Routhier décrira comme « grand reporter » des mines, est un ingénieur diplômé de l’École des mines de Saint-Etienne, qui commence sa carrière aux houillères de St-Etienne avant de voyager dans le monde entier (Chili, Californie, La Réunion, Madagascar…)

Il publie en 1867 « La vie souterraine, ou les mines et les mines », un ouvrage illustré de plus de 150 gravures sur bois représentant la vie des mineurs et le travail à la mine, ouvrage qui aurait inspiré le Germinal d’Émile Zola.

Simonin y décrit les techniques de découverte des mines de charbon, le percement des puits et des galeries, et plus généralement l’univers des mineurs : la vie quotidienne, les catastrophes de la mine, les outils et objets de la mine, et les progrès techniques : l’éclairage (lampe Davy, lampe Marsault qui diminuent les risques d’explosion ou « coup de grisou »), le transport des hommes (on passe du tonneau à la cage de « Parachute » de Fontaine), les outils de sauvetage…

Simonin publie aussi en 1867 plusieurs articles dans la revue « Le Tour du monde, nouveau journal des voyages » concernant les mines de Saône-et-Loire. En plus d’une carte, et d’un plan, de nombreuses illustrations viennent compléter le récit de sa visite à Épinac et au Creusot. On y trouve ainsi des dessins représentant les hommes (et femmes) de la mine : piqueurs, haveurs, boiseurs, trieuses de charbon, ingénieurs des mines, maîtres-mineurs…

 

Ingénierie géologique

L’étude des bassins houillers au XIXe ne peut se faire sans mentionner les progrès en ingénierie. Si Louis Simonin offre quelques illustrations (comme celle de de la cage d’extraction à parachute), c’est surtout l’œuvre d’Amédée Burat, professeur de géologie et d’exploitation des mines à l’École centrale des arts et manufactures, qui permet de se faire une idée des machines employées et des innovations techniques de l’époque.

Burat, ingénieur civil des mines, secrétaire du comité de surveillance puis ingénieur conseil des Houillères de Blanzy, est nommé secrétaire du Comité des houillères en 1851, poste qui lui permet de suivre les progrès des techniques et du matériel d’extraction qui se multiplient au Second Empire.

Son traité de « Géologie appliquée » connaît un certain succès (cinq éditions entre 1843 et 1871) et contient des centaines de figures et de planches illustrant l’exploitation des mines, en particulier celles de charbon.

Il publie également une série de volumes sur les houillères et leur matériel, certains publiés lors des Expositions universelles tenues à Paris en 1867 et 1878.

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Paléobotanique

Après quelques illustrations de fossiles végétaux au XVIIIe siècle, c’est au XIXe siècle que se développe la paléobotanique, avec Alexandre et Adolphe Brongniart, François-Cyrille Grand’Eury et René Zeiller.

Alexandre Brongniart publie en 1821 une « Notice sur des végétaux fossiles traversant les couches du terrain houiller », dans laquelle il analyse une forêt fossile pétrifiée dégagée dans la mine de houille du Treuil, près de Saint-Etienne.

En 1822, son fils, Adolphe Brongniart publie « Sur la classification et la distribution des végétaux fossiles », mémoire qui pose les fondements de la paléobotanique. 

François-Cyrille Grand’Eury, ingénieur civil des mines, puis Professeur à l’École des mines de Saint-Etienne, réalise en 1877 une étude systématique de la flore carbonifère du bassin de la Loire, qui pose les bases de la paléobotanique stratigraphique.  Il entreprend également de comparer et rassembler les différents débris fossiles pour avoir une idée générale de l’aspect des végétaux disparus et de leur anatomie : il reconstitue leurs racines, leurs troncs, leurs rameaux, leurs bouquets de feuilles avec leurs inflorescences… avec des avancées considérables concernant les Cordaïtes et les Ptéridospermées (fougères à graines)

René Zeiller rédige le 4e volume de l’Explication de la carte géologique de la France, où il décrit les principales espèces du terrain houiller. Il s’intéresse dans différentes publications aux flores stéphano-permiennes des bassins houillers de Valenciennes, de Commentry, d’Autun et d’Épinac, de Brive, de Blanzy et du Creusot… et complète les travaux de Grand’Eury sur la découverte des Ptéridospermées.