Geoline 2005. Géologie et ouvrages linéaires, 23-25 mai 2005

Auteurs :
Editeurs : Editions BRGM
Nombres de page : 298 + CD des communications.
Prix public : 50 €
Date de parution : 2005

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Ce volume rassemble les résumés de trois conférences invitées et de 212 communications réparties en 17 chapitres. Les trois conférences invitées ont traité des grands réseaux d’infrastructures de transport en Amérique du Nord, en Europe (Réseau transeuropéen) et en Chine. Les 17 chapitres couvrent les grands types d’infrastructures linéaires (pipelines à terre et en mer, lignes électriques, routes, autoroutes, voies ferrées - lignes à grande vitesse en particulier -, tunnels, rivières et canaux), les méthodes de reconnaissance ou de construction et maintenance, les aléas naturels (tremblements de terre, glissements de terrain, chutes de blocs…), la valorisation des matériaux.

Ce très large panorama s’appuie sur des études de cas dans de très nombreux pays (Algérie, Argentine, Belgique, Brésil, Chine, Corée, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Iran, Italie, Japon, Luxembourg, Malaisie, Pays-Bas, Portugal, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie) et la présentation de différentes méthodes de reconnaissance ou de détection (géologie, géophysique, géotechnique), ainsi que de modèles et systèmes divers. Si les modalités sont différentes, l'apport de la géologie dans les études pour les pipelines, routes, et autres infrastructures est toujours significatif, voire indispensable.

Le principal intérêt pour le lecteur est l’abondance des expériences présentées par type d’infrastructure susceptibles de lui fournir des références comparatives par rapport aux problèmes auxquels il est confronté. Il trouvera aussi des informations utiles sur les applications des méthodes exposées ou des logiciels présentés. Bref, un ouvrage de référence pour étudiants et enseignants et pour tous ceux qui sont impliqués dans l’aménagement et les infrastructures.

La Rédaction

Développement durable. Avenirs incertains

Auteurs : Christian Lévêque, Yves Sciama
Editeurs : Editions Dunod. Coll. Quai des Sciences
Nombres de page : 232
Prix public : 20 €
Date de parution : 2005


À défaut de dominer la nature, la marque de l’homme sur celle-ci a une longue histoire qui n’a pas commencé avec la révolution industrielle au milieu du XIXe siècle, même si, à partir de cette date, le processus s’est fortement accéléré. Ce processus, que l’on associe souvent au progrès scientifique et technologique, ne doit pas être perçu totalement négativement, même si une tendance actuelle courante consiste à le remettre en cause.
Tout naturellement, l’ouvrage s’efforce d’intégrer ces considérations dans deux grandes approches : la domination de la nature et l’environnement, considéré comme un projet de société. La première qualité de ce livre, que certains lui reprocheront, est d’abord d’apporter une matière synthétique sur un large éventail de sujets, chacun apportant un éclairage spécifique autour du thème central : développement industriel, explosion démographique, problème de l’eau avec la pression de l’irrigation notamment, ressources marines, transformation des terres, sans oublier les problèmes globaux : réchauffement climatique, ozone, substances toxiques, biodiversité, santé... Sur nombre de ces sujets, voire tous, les incertitudes et les zones d’ombre sont importantes, ce qui implique de continuer à progresser dans l’acquisition de connaissance.

Pour faire de l’environnement un projet de société, il importe au premier chef d’évoluer dans nos façons de faire, de vivre et de produire, que ce soit sous l’angle de la consommation énergétique, d’une agriculture à raisonner, de la biodiversité, de la gestion de l’eau ou des déchets. Les maîtres mots sont : économiser, gérer, produire mieux, etc.

La transmission d’un héritage en bon état aux générations futures est devenue la clef de voûte du développement durable, reposant sur une évidence qu’on ne peut revenir en arrière. Ceci implique de raisonner sur le temps long en s’appuyant sur des scénarios comparatifs et en s’efforçant de minimiser les incertitudes, donc de penser globalement tout en agissant localement. Cette perspective du temps long est devenue d’autant plus nécessaire que le monde s’est globalisé avec un marché qui a tendance à devenir l’arbitre de l’économie. Les remèdes sont à rechercher dans la collaboration internationale, notamment en matière de choix de domaines à promouvoir, et dans une prise de conscience écocitoyenne s’appuyant sur formation, éducation et solidarité.

Le développement durable, humanisme moderne comme disent les auteurs, n’est pas une solution toute prête mais, selon l’angle de perception, un problème à résoudre ou un projet de société à développer.

La rédaction

Dynamique des avalanches

Auteurs : Christophe Ancey (sous la direction de)
Editeurs : Presses polytechniques et universitaires romandes
Nombres de page : 338
Prix public : 68 €
Date de parution : 2006

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On pourrait dire qu’en tant que géologues nous ne sommes pas directement concernés par les avalanches. Nous avons pourtant retenu de faire une analyse de cet ouvrage pour deux raisons principales : la prise en compte des avalanches dans les études concernant les risques naturels et l’applicabilité potentielle des méthodes dans d’autres domaines d’écoulement (coulées boueuses…). En France, environ 400 communes sont concernées par le risque d’avalanche, en Suisse, plus de 300.

Cet ouvrage est un manuel qui couvre l’ensemble des approches, de l’observation au modèle, et aborde les deux types reconnus d’avalanches : les avalanches en aérosol et les avalanches coulantes. Comme elles sont bien moins fréquentes que les avalanches coulantes, on a peu l’occasion d’observer des avalanches en aérosol. On manque donc de références, les mesures sont délicates et les modèles encore assez rudimentaires. Les avalanches coulantes se caractérisent par un centre de gravité bas ; elles s’écoulent le long du relief. On distingue les avalanches de neige sèche et froide qui peuvent atteindre des vitesses d’écoulement très importantes, et les avalanches de neige humide, moins rapides mais qui peuvent aller très loin par effet de masse et de lubrification. Différents types de modèles sont employés, notamment ceux qui reposent sur l’approximation du bloc glissant et les modèles hydrauliques.

L’ouvrage aborde aussi l’impact des avalanches et le calcul des pressions, ainsi que les questions de cartographie (SIG) et de bases de données. Trois approches sont proposées pour traiter des avalanches. L’approche naturaliste s’appuie sur des observations de terrain et l’imagerie aérienne, des témoignages et des documents historiques. Elle permet un zonage. Dans la démarche statistique, on recherche des corrélations et des lois permettant de traduire le fonctionnement des avalanches, notamment au niveau des valeurs extrêmes. Dans l’approche conceptuelle, on élabore un modèle de propagation et on procède à des simulations statistiques basées sur la méthode de Monte Carlo. Cette approche est similaire à celle pratiquée en hydrologie pour prédéterminer les crues de grande période de retour. Le modèle conceptuel représente une vision du déroulement du phénomène. Les modèles physiques posent des problèmes de choix des paramètres de calcul et de calage des modèles. L’ouvrage se termine par deux chapitres sur la réglementation, respectivement en France (carte d’aléas, plans de prévention des risques) et en Suisse. En fin d’ouvrage figure une bibliographie abondante et un index de formules, conventions et acronymes.

Il s’agit d’un manuel pour spécialistes (étudiants, enseignants, chercheurs, praticiens…), qui donne une vision d’ensemble des méthodes adoptées pour l’étude et la prévention des avalanches et prend toute sa place dans l’éventail des ouvrages consacrés aux différents types de risques naturels.

La Rédaction

Les cours d’eau et le droit

Auteurs : Philippe Marc
Editeurs : Editions Johanet
Nombres de page : 305
Prix public : 64 €
Date de parution : 2006


Il est rare que des ouvrages de ce type vous donnent l’impression, non de proposer des solutions toutes faites ou miraculeuses, mais simplement d’avoir fait le tour de la question. C’est pourtant le cas de cet ouvrage, bien que portant sur un sujet délicat et complexe, les cours d’eau. Sur ce thème, mal enraciné juridiquement (il n’y a pas de définition juridique des cours d’eau), coexistent voire s’affrontent deux visions de la question des cours d’eau.

La première vision relève du Code civil qui considère les cours d’eau comme des eaux courantes à usage réputé commun. Les cours d’eau sont des biens, appropriés pour satisfaire des usages d’intérêt public, des choses communes. Dans cette logique, on distingue les cours d’eau domaniaux (6 700 km), biens publics relevant du droit public, et les cours d’eau non domaniaux (275 000 km), qui sont des biens privés relevant du droit privé. Ce découpage est toutefois revisité par le droit de l’eau, notamment sous l’angle de la conservation de l’eau (libre écoulement, salubrité, sécurité publique…) relevant de la police des eaux et d’autres polices, et celui de la gestion des eaux qui s’appuie sur une approche de planification (SDAGE, SAGE) et une gestion participative.

Dans la deuxième vision, c’est la fonction des cours d’eau qui prime sur le statut civil. Cette vision s’appuie sur l’émergence et le renforcement du droit de l’environnement : appui sur des normes techniques, référence aux éléments naturels entourant l’homme (espaces, ressources, sites, paysages, faune, flore, etc., primauté des usages (milieu, consommation humaine…). Il en résulte que les cours d’eau, à défaut de bénéficier d’un statut juridique, sont devenus des objets à protéger, ce qui justifie des mesures administratives de prévention, la mobilisation de ressources financières (Agences de l’eau notamment), des approches de remédiation et de réparation.

Le statut protecteur de l’eau n’en est toutefois qu’à ses prémisses et l’objectif est non seulement de préserver des espaces sensibles mais aussi de les intégrer dans l’aménagement du territoire selon les trois dimensions : longitudinale, transversale (plaine alluviale…) et verticale (relations nappes - rivières). D’ores et déjà, on peut noter la multiplication des directives européennes (Habitats, Natura 2000, Eau…) et une prise en compte renforcée de la notion de bassin versant. La réglementation doit être conçue et gérée dans le cadre d’un bon équilibre entre les différents partenaires : État, Agences de l’eau, Collectivités, Établissements publics territoriaux de bassin (EPTB). Par ailleurs, les actions collectives doivent être régulées pour prendre en compte les principaux caractères d’usage des cours d’eau : espace de responsabilité et de gestion, composante du territoire, ressource et espace de production, milieu.

Bien plus qu’un bien ou une chose, le cours d’eau constitue un environnement, un espace différencié du territoire et qui mériterait un cadre juridique spécifique dans la ligne de ce qui a déjà été fait pour la Montagne ou le Littoral.

La Rédaction

Géologie. Bases pour l’ingénieur

Auteurs : Aurèle Parriaux
Editeurs : Presses polytechniques et universitaires romandes
Nombres de page : 517
Prix public : 82,5 €
Date de parution : 2006

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Ce livre est un manuel apportant une base très large de géologie à ceux qui se destinent à la géologie de l’ingénieur ; l’ouvrage débute d’ailleurs par une vue d’ensemble du partenariat géologie-ingénierie. Il convient toutefois de ne pas restreindre le public et on voit facilement un large éventail d’étudiants et d’ingénieurs se référer à cet ouvrage pour tel ou tel domaine de connaissance ou d’application de la géologie. L’ouvrage est complété par un cédérom d’animations et de corrigés de problèmes concernant bon nombre des chapitres.

Au fil des chapitres sont déclinés les divers domaines de la géologie, qu’il s’agisse de représenter l’espace et le temps, d’étudier la terre profonde (physique du globe), les minéraux des roches, les différents types de roche (magmatiques, sédimentaires continentales et océaniques, métamorphiques), sans oublier la tectonique et l’altération.

Une originalité de cet ouvrage est d’avoir traité aussi du cycle de l’eau : atmosphère et précipitations, sans oublier l’effet de serre, eaux de surface, eaux souterraines, mers et océans. Pour les eaux souterraines, l’ouvrage permet de se familiariser avec les bases de l’hydrodynamique, mais il aborde aussi les usages des eaux et leur gestion et surtout les problèmes d’eau rencontrés dans les ouvrages de génie civil.

Certes, il s’agit d’un ouvrage destiné à apporter des bases de géologie à l’ingénieur, mais on pourra regretter que l’auteur n’en ait pas profité pour consacrer un chapitre aux notions de base de géologie de l’ingénieur et de géotechnique, sans s’aventurer dans un niveau de détail qui aurait nécessité un ouvrage complet. Quoiqu’il en soit, cet ouvrage constitue un manuel de qualité auquel beaucoup pourront se référer.

La Rédaction.

Aquifères et eaux souterraines en France

Auteurs : Jean-Claude Roux (sous la dir. de)
Editeurs : Brgm Éditions
Nombres de page : 944 pages - 2 Tomes
Prix public : 195 €
Date de parution : 2006


Il y a longtemps que l’on attendait un tel monument sur les eaux souterraines en France et l’ouvrage lui-même a subi beaucoup de retards avant de finalement voir le jour. On doit beaucoup de reconnaissance au large éventail d’auteurs (80) qui ont contribué et à la ténacité du coordonnateur Jean-Claude Roux. Bien que cet ouvrage ne soit pas un manuel, il débute par des généralités sur les eaux souterraines et une présentation des différents types d’aquifères.

Viennent ensuite les chapitres régionaux, répartis en 11 ensembles : Massif armoricain, bassin de Paris, Flandres – Artois – Ardennes, Alsace – Vosges, Bassin aquitain, Pyrénées – Roussillon, Massif central, Jura, Alpes, Couloir rhodanien Provence-Languedoc, Corse et Dom-Tom. Certains chapitres régionaux comportent une partie géographique, une présentation géologique et une description des aquifères. Dans d’autres cas, le sujet est traité par sous-régions. Les Dom-Tom sont traités par territoire. Chaque chapitre comporte sa bibliographie propre.

À ces chapitres régionaux succèdent plusieurs chapitres généraux traitant de l’exploitation des eaux souterraines, des eaux thermales et minérales (avec sous-chapitre par région), de la géothermie et des stockages de gaz en aquifère. Les conclusions générales sont l’occasion d’insister sur la vulnérabilité des aquifères et les menaces de la pression anthropique sur la qualité. Viennent enfin une bibliographie générale, un glossaire, un répertoire d’abréviations –acronymes et sigles, et un répertoire de symboles.

Le grand intérêt de cet ouvrage est la diversité des publics auxquels il s’adresse. Bien que n’étant pas un manuel d’hydrogéologie, il apporte néanmoins des éclairages sur la discipline, les types d’aquifère et les problèmes d’exploitation d’eau. Ensuite, la présentation régionale permet à chacun de trouver des repères et des exemples dans la région qui l’intéresse, et les bibliographies par chapitre permettent d’aller plus loin. Étudiants, enseignants, professionnels, décideurs et grand public éclairé trouveront donc matière à information et réflexion dans cet ouvrage, la qualité de la présentation et de l’impression constituant également un facteur d’attractivité supplémentaire.

La rédaction.