Jacques-Paul BOURCART

bourcart j(Guebwiller, Haut-Rhin, 5 juillet 1891- Paris, 24 juin 1965)
Professeur de géographie physique à la faculté des sciences de Paris (1955-1961)
Prix Viquesnel, 1924 Membre de l’Académie des sciences (1962)

Président en 1943

Après avoir étudié au collège de Remiremont, Jacques Bourcart vint à Paris pour entreprendre des études de médecine, avant de se tourner vers les sciences naturelles, ce qui ne l'empêcha nullement de s'initier également à l'océanographie et à la navigation, à l'occasion de séjours à la station biologique de Roscoff. En 1913, c’est au Maroc qu’il effectua son service militaire. Il y fit la connaissance de Louis Gentil. Pendant la Première Guerre mondiale, son régiment se battit d'abord en France puis fut affecté en Albanie où il accumula des observations géologiques qui lui permirent de soutenir en 1922 à la Sorbonne une thèse intitulée Les confins albanais administrés par la France. Contribution à la géologie et à la géographie de l'Albanie moyenne. À son retour d'Albanie, Jacques Bourcart fut nommé préparateur, puis chef de travaux de géographie physique à la Sorbonne. En 1925, il succéda à Louis Gentil à la tête de l'institut scientifique chérifien et se consacra totalement, pendant une dizaine d'années, à l'étude de la géologie marocaine.

À partir de 1935, l'intérêt de Jacques Bourcart, qui avait été promu en 1933 maître de conférences de géographie physique à la Sorbonne, se déplaça vers le Quaternaire et vers l'océanographie. En 1938, il publia un important article intitulé La marge continentale. Essai sur les régressions et les transgressions marines, dans lequel il exposa ses vues sur la notion de « flexure continentale ». En 1956, il obtint la création à Villefranche-sur-Mer d’un laboratoire de géologie sous-marine. Plusieurs ouvrages témoignent de cet engagement océanographique : Géographie du fond des mers (1949), La Mer (publié en collaboration avec Cl. Francis-Boeuf et V. Romanovsky, 1953) et enfin La connaissance des profondeurs océanographiques (1964).

J. GAUDANT