Jacques-Jean-Marie KORNPROBST

Jacques Kornprobst(né le 1er juin 1937 à Strasbourg)
Professeur de géologie à l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand (1973-1999)
Prix Pruvost, 1977

Président en 1997-1998

Petit-fils de Jacques de Lapparent, Jacques Kornprobst termina ses études secondaires à Paris en 1956 et s’inscrivit à la Sorbonne pour y préparer la licence ès sciences naturelles obtenue en 1960. Il fut recruté la même année comme assistant à la faculté des sciences de Paris, où il fut promu maître-assistant en 1968 et où il soutint en 1971 sa thèse de doctorat ès sciences sur le thème d’une Contribution à l’étude pétrographique et structurale de la zone interne du Rif (Maroc septentrional), qui fut publiée l’année suivante.

Après un post-doctorat à l’université d’Édimbourg, Jacques Kornprobst fut nommé en 1973 professeur de géologie à l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand dont il dirigea de 1977 à 1981 le département de géologie, avant d’y créer un centre de recherches volcanologiques dont il assura la direction de 1984 à 1988. Il présida en 1989 la Société française de minéralogie et cristallographie, puis administra l’observatoire de physique du Globe de Clermont-Ferrand de 1988 à 1998.

Les recherches de Jacques Kornprobst ont principalement porté sur l’étude du manteau supérieur et la signification des pyroxénites à grenat dans les massifs ultramafiques et dans les enclaves de basaltes alcalins. En volcanologie, il a suscité la réalisation d’un radar Doppler destiné à l’étude dynamique des panaches volcaniques.

Jacques Kornprobst a édité en 1984, les deux volumes d’actes de la 3e conférence internationale sur les kimberlites : Kimberlites (1984) et The mantle and crust-mantle relationships (1984). Il a ensuite publié plusieurs autres ouvrages : Les roches métamorphiques et leur signification géodynamique (1996), qui fut réédité deux fois (2001 et 2007) et traduit en anglais, espagnol et arabe, puis, en collaboration avec Christine Laverne, Les volcans, comment ça marche ? (2002), qui fut traduit en américain en 2006, et À la conquête des grands fonds (2011).

J. GAUDANT