Un nouveau rôle pour les agences de l’eau

Auteurs : Bernard Kaczmarek
Editeurs : Éditions Johanet
Nombres de page : 235
Prix public : 48 €
Date de parution : 2006


Dans les années 60, une nouvelle politique de l’eau a été enclenchée avec la loi sur l’eau (1964) qui s’attaquait au problème de la qualité des eaux de surface. Cette loi est aussi celle de la mise en place des Agences financières de bassin qui deviendront ultérieurement Agences de l’eau et seront renforcées dans leur action après les Assises de l’eau (1990) et la nouvelle loi sur l’eau (1992). Au cours de toutes ces années, c’est surtout à travers l’environnement que se manifestera la présence de l’Europe ( eaux potables, eaux de baignade, mises sur le marché des produits phytosanitaires…).

La directive cadre du 22 décembre 2000 marquera fortement la politique européenne de l’eau, avec pour objectifs : la réduction des rejets de substances dangereuses, la réduction de la pollution des eaux souterraines et surtout un délai de 15 ans pour revenir à une bonne qualité des masses d’eau. Globalement, les Agences de l’eau ont nettement amélioré la situation en matière de pollutions industrielles ; les résultats sont plus mitigés en matière d’eaux résiduaires urbaines et surtout de pollutions diffuses agricoles. C’est tout cet historique que retrace l’ouvrage de B. Kazmarek, en expliquant la genèse et le contexte d’émergence des réglementations successives.

Ensuite, à des considérations critiques sur la directive européenne sur l’eau succède un chapitre de 13 propositions pour l’avenir qui concernent notamment les grands domaines d’action suivants :
- faire évoluer la directive cadre d’une vision contraignante vers un politique de développement en s’appuyant notamment sur les Agences de l’eau et mettre en place une nouvelle solidarité nationale ;
- rénover la structure globale recettes/dépenses des agences et la programmation des aides ;
- mieux délimiter les bassins hydrographiques et faire évoluer le rôle des comités de bassins ;
- transférer des moyens aux DIREN ou mettre en place un service centralisé de police de l’eau ;
- mettre en place une nouvelle approche du milieu agricole.

Avec les débats concernant la nouvelle loi sur l’eau, B. Kazmarek apporte non seulement des éclairages sur le passé et les relations entre politique nationale et politique européenne, mais également des propositions d’action pour l’avenir impliquant l’ensemble des partenaires de la politique de l’eau. Un ouvrage utile pour tous les acteurs concernés par la gestion de l’eau.

La rédaction